Natacha Polony et Benjamin Morel à Damazan : les causes de la paralysie politique

Rompue au débat et brillante analyste politique, Natacha Polony était l’invitée de Michel Masset et de sa suppléante Béatrice Bourgarel aujourd’hui à Damazan sur le thème « retrouver le pouvoir d’agir ».

Avec Benjamin Morel, politologue, ils ont livré un échange convergeant sur la mondialisation, la perte de souveraineté, la planification comme nécessité absolue et surtout la décrédibilisation de la parole politique.

Ce discrédit s’expliquerait par une profonde « crise de la capacité d’agir », le rejet des normes, partiellement justifié, n’étant au final que le faux nez de cette inaction.

Quant à la paralysie qui en découle, elle trouve également sa source dans une démocratie en panne faute d’un système représentatif miné par un manque de proportionnalié dans nos differents modes de scrutins.

A noter qu’un nouvel appel à la libération de Christophe Gleizes nous aura tous réunis autour de ses parents.

On aura notamment entendu :

« Que reste-t-il de la promesse de 1789 ?

Toutes les agitations actuelles sont les manifestations du sentiment d’impuissance.

Trump met en scène le pouvoir d’agir [rompant avec l’inaction ambiante, mais cela n’excuse pas ses actions irréfléchies]

On ne gouverne pas avec des sondages.

Qu’est-ce que la souveraineté ?

C’est la possibilité de décider soi-même en dernier ressort.

Nous sommes en train de faire avec l’agriculture ce qu’on a fait avec l’industrie.

La promesse de pouvoir d’achat s’est appuyée sur les importations en provenance de Chine.

Retrouver le pouvoir d’agir passe par un Etat qui planifie.

L’Etat c’est le moyen que le citoyen se donne pour résoudre ses propres problèmes.

Si nous ne sommes plus capables de dire NOUS,  alors quelqu’un se lèvera [et écrasera la démocratie]

Le statut d’auto-entrepreneur ne peut pas s’affranchir de la question du financement du modèle social.

La politique c’est tenir aux mots et soutenir une action.

La souveraineté ne s’exerce qu’entre des états souverains.

Le libre échange crée des déséquilibres quand on échange avec des économies subventionnées et sans réciprocité ne serait ce que pour l’accès aux marchés publics.

Le service oublic n’a vocation ni à être rentable ni à satisfaire les usagers, [il consiste à remplir une mission décidée et planifiée par le politique] »

Parmi les interventions de la salle, j’ai retenu en particulier :
« J’en veux aux politiques qui ne mettent en avant que le pouvoir d’achat : la vie ne se résume pas à pousser son cadie »
Mathilde Boeuf, maire de Pardaillan

J’aurai aussi entendu cité lors d’une question :

« Ne faut-il que délibérer,

La Cour en Conseillers foisonne ;

Est-il besoin d’exécuter,

L’on ne rencontre plus personne »

Jean de La Fontaine, 1668

Conseil tenu par les rats

Cuisine démocratique à la sauce grecque athénienne au théâtre Ducourneau.

Barbara Stiegler et Christophe Pébarthe nous ont mitonné une approche truculente, bousculante et vivifiante pour une démocratie active et ambitieuse.
Un coup de balai rafraichissant qui aura convoqué avec astuce et espièglerie Sophocle, Erneste Lavisse, Michel Foucault, Jean Jaurès et gilets jaunes.

C’était « Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros ».

Parmi les multiples références savamment distillée lors de cette soirée, en vrac :

« Taxons les riches ça refroidira la planète !

L’élection, ce n’est pas la démocratie : chercher à sélectionner le meilleur, c’est faire le constat et prendre pour acquis que nous ne sommes pas tous égaux.

On n’essaie de disqualifier la parole populaire car elle percute la parole des dominants.

Il ne peut avoir de démocratie que quand on accepte de frotter son esprit avec les autres.

Est-ce que vous pensez que la démocratie est possible ?
Et à supposer qu’elle le soit, Est-ce que vous souhaitez y vivre ?

Toi qui parles de nouvelles libertés.

Fier de l’argent que ton père t’a laissé.
Tu cracheras ta haine sur nous pauvres manuels En répandant nos ghettos que tu nommes HLM Tu veux que je vote pour te rassurer
Tu veux que je vote pour te sécuriser.
Te ne suis qư’un bulletin qu’on intoxique.
Et qu`on glisse dans une urne Je ne suis qu’un bulletin qu’on intoxique.
Et qu’on glisse dans une urne.
Tu as pour toi les « fout la merde », les contents d’eux.
Tu as promis en un temps record de nous rendre heureux.
Passe voir les vieux plus assez jeunes pour décider…
Allez couché tu vas voter !
Vote, vote, vote, vote ! »

Inondations : « cette campagne est un fake »

Le temps des inondations 🌧🌊 n’est pas terminé.

Loin de là.

Tout laisse penser qu’elles reviendront désormais toujours plus souvent, toujours plus fort.

Comment les prévenir ?

A peine en sortons nous péniblement, les raclettes, les seaux et les murs encore humides que les fausses bonnes idées ont vite ressurgi, reprise des dragages et accélération de l’eau en tête.

Et pourtant nous ne manquons pas de spécialistes. Ils nous parlent de ville éponge, de renaturation, de solutions fondées sur la nature, de santé des sols, de zones humides …

Ils nous parlent aussi des effets délétères des remembrement, du désespoir, de solidarité, de maladie et même de santé mentale…

Mais voulons nous les écouter ?

A visionner impérativement :

C politique – Inondations : La France est-elle en danger ?https://www.france.tv/france-5/8173602-inondations_la_france_est_elle_en_danger.html?src_medium=4&src_campaign=inondations_la_france_est_elle_en_danger&src_aff_type=%5Bpartage_pageprogramme%5D

Extrait :

« Cette campagne 🏡 est un fake.

Elle n’a rien à voir avec ce qui se faisait autrefois….

Ce qui est très intéressant c’est que vos bassins versants 🏞, vos unités biologiques elles communiquent.

Si vous faites quelque chose en amont et réciproquement, si vous touchez à la biodiversité 🐝🐌🐞, et bien vous touchez à l’hydrologie 💧, vous touchez au climat 🌦.

Si vous touchez à l’agriculture 🚜, et bien vous touchez forcément à l’alimentation 🍽, donc vous touchez à la démographie 👨‍👩‍👧‍👦, donc vous touchez à la santé et ainsi de suite.

Ces 3 niveaux là, ils correspondent à 3 niveaux différents de collectivités… »

« … Nous avons redesigné nos espaces et nos paysages avec des ingénieries surpuissantes qui servent des intérêts économiques 💶💰colossaux et face à cela il faut que nous acceptions de dire ok !

… cette vie on peut avoir l’impression qu’elle a toujours été comme ça ce n’est pas vrai ça n’a que quelques décennies…

Nous devons accepter de regarder ces espaces et de dire voilà comment faire autrement.

… On parle beaucoup aujourd’hui de ville éponge 🧽 mais lui il préfère dire amphibie c’est à dire redonner une place à l’eau en repensant que l’eau n’est jamais ponctuelle encore une fois l’eau elle s’inscrit dans un cycle qui est un cycle.

… On ne peut jamais gérer l’eau 💧 comme si elle était ponctuellement activable par un robinet ou par une pompe, il faut prendre en compte l’intégralité du cycle et cela on l’a perdu de vue.

… Je ne parle même pas des élus … des élus nationaux 🇨🇵 aussi éloignés de la recherche 🔬🔭 et de la connaissance scientifique que ceux que nous avons aujourd’hui [localement] à tel point même qu’on a des discours publics de méfiance par rapport à la recherche 🤦‍♀️ … !

… On va culpabiliser les uns ou les autres mais comment pouvons-nous nous réapproprier l’eau ? Nous réapproprier culturellement les usages au quotidien, les usages qui sont différents des usages industriels… ? »

Autre émission référence  :

https://www.arte.tv/fr/videos/125544-126-A/28-minutes/?utm_source=android&utm_medium=share&utm_campaign=125544-126-A

Petite revue de presse :

« Le curage des cours d’eau n’est pas une solution contre les inondations » L’hydrologue Yves Tramblay explique pourquoi curages et dragages ne peuvent être le remède miracle aux inondations.
https://www.ouest-france.fr/meteo/inondation/le-curage-des-cours-deau-nest-pas-une-solution-contre-les-inondations-acf459f4-0c20-11f1-b839-4d59eb76df60

Eminent article de Mediapart :
https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/240226/hold-micka-derriere-les-crues-le-deficit-d-adaptation-1?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5

Extraits :
« Avant 2018, nous avions pour objectif principal de faire croître la population sur notre territoire, poursuit le maire. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. L’axe majeur de nos politiques publiques, c’est l’aménagement du territoire. L’urbanisation menée dans les années 1960 et 1970 a rendu nos territoires vulnérables, elle a corseté les cours d’eau et bétonné autour, ce qui a pour effet d’accélérer le courant. Si l’on veut être plus résilients à présent, il faut faire l’inverse : permettre aux cours d’eau de ralentir. »

Avec des méthodes agricoles moins intensives, on aurait pu atténuer le ruissellement des eaux.

Désurbaniser et renaturer les berges, donc, mais aussi replanter des arbres dans les parcelles agricoles et réaménager des méandres là où les cours d’eau ont été transformés en lignes droites : pour que l’eau puisse être absorbée dans les sols et éviter qu’elle ruisselle et inonde, différentes perspectives existent…. »
(Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue)

Ou encore :
« Les chambres d’agriculture de l’Aube et de la Haute-Marne ont révélé que sur des parcelles où était pratiquée une agriculture de conservation des sols [agriculture sans labour – ndlr], les champs qui contenaient 1 à 2 tonnes de vers de terre par hectare pouvaient absorber 160 à 360 millimètres de pluie par heure, explique l’autrice à Mediapart. Là, il est tombé en France sur plus d’une trentaine de jours jusqu’à 400 millimètres d’eau… Avec des méthodes agricoles moins intensives, on aurait pu atténuer le ruissellement des eaux. »


Tout aussi éminent article du Monde sur la problématique des digues et l’irresponsable rejet de cette problématique sur les collectivités locales :https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/02/21/inondations-dans-le-sud-ouest-les-digues-de-la-discorde_6667645_3244.html


Et bien sûr le dernier éditorial de Denis Cheissoux qui nous parle de #Garonne !


https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/co2-mon-amour/co2-mon-amour-du-dimanche-22-fevrier-2026-6779462

Qui a dit énergie = emmerdements ?

« Quand on parle d’énergie ⚡️, on parle souvent du remplacement d’un #emmerdement par un autre emmerdement ».

Eminente animation (et conclusion) par l’inoxydable Denis Cheissoux aux relances toujours aussi saignantes pour cette 3ème édition du forum Eau Énergie Territoire organisé par l’ #IFTS à Foulayronnes sur le thème « Décarboner les villes et les territoires : clé 🔑 pour un environnement meilleur ? »

Éclairages pertinents et remarquable mise en perspective de la dépendance entre les problématiques de l’eau 💧et de l’air 🌬.

Autres messages relevés :

« C’est la nature qui nous tend la facture.

La qualité de l’air 🌬 c’est 3300 décès ⚰️ anticipés en Nouvelle-Aquitaine tous les ans 😱 (… et 40 000 en France 🤯 !)

Le défi de l’eau 💧 est complètement réalisable, … mais il faut s’y mettre maintenant 🕓 !

Dans le monde, 90% de l’eau 💧 qu’on utilise sert à produire des biens économiques 💶💵.

Aujourd’hui, acheter un tee-shirt 👕 à 2 euros 💶 n’a pas de cohérence économique : il ne prend pas en compte l’impact écologique du coton utilisé et surtout pas toute l’eau gaspillée et polluée rejetée directement dans le milieu naturel.

L’empreinte numérique 💻est due à 65% au matériel électronique et à son renouvellement (souvent excessif) plutôt qu’à la consommation de données.

Sur le bassin de vie agenais, les transports 🚗🚛comptent pour 46% de l’émission des gaz à effet de serre contre 32% en France.
Les émissions totales y sont comparables à la moyenne française »

Atmo Nouvelle Aquitaine Ademe Agence Environnement et Maitrise de l’Energie
#Eau #air #transition #energie #transition #transitionecologique #denischeissoux #CO2MonAmour France Inter #economie #economiedenergie ADEME Nouvelle-Aquitaine

Le retour des empires ?

« L’EUROPE est le seul espace où l’on croit encore au monde d’hier, et le réveil est difficile.

Le monde que nous avons connu pendant 80 ans n’existe plus.
Le droit international est de plus en plus bafoué : l’ONU est absent.
Que nous reste-t-il ? »

Dans ce monde multipolaire, nous assistons au retour des empires ».

Dans ce contexte :

« Les valeurs sont en crise : il faut absolument investir sur l’éducation et les valeurs.
Il faut revenir vers le civisme :
Qui sommes nous ?
Que défendons nous.?

Au moment où la jeunesse se tourne vers de l’identitaire, du national et du religieux, on ne peut pas différencier l’Europe de la défense de l’Europe ».

Passionnante entrée en matière pour cette conférence d’Olivier Védrine, politologue, enseignant universitaire, intervenant pour l’institut des Hautes Etudes de la Defense Narionale (#IHEDN), fin connaisseur de l’Ukraine (il y a vécu 10 ans) et de la Russie.
Une initiative de la Maison de l’Europe 47 –  Europe Direct Moyenne Garonne.

Vivement le replay complet !

#europe #conflit #ConflitUkrainien #defense #GEOSTRATEGIE #geopolitique #empire #imperialisme AQUI IHEDN

Soutien à la famille de Mehdi Kessaci

Mourir pour ses idées est intolérable.

Mais que dire quand le frère d’un militant anti-narco-trafic meurt assassiné pour la seule faute d’être le frère de celui-ci ?

Assassinat de Mehdi Kessaci : le porte-parole des écologistes du Lot-et-Garonne rend hommage et s’interroge
https://www.petitbleu.fr/2025/11/26/assassinat-de-mehdi-kessaci-le-porte-parole-des-ecologistes-du-lot-et-garonne-rend-hommage-et-sinterroge-13075982.php

Tribune d’Amine Kessaci parue dans Le Monde le 19/11/25 :

« Hier [le 18 novembre], j’ai enterré mon frère. Mon cœur n’est que blessure. La douleur m’éparpille. Mais elle n’effrite pas ma lucidité. Nous ne sommes dupes de rien. J’entends les belles paroles, les discours soudain volontaires. Je vois les postures de ceux qui prennent des mines affligées et demain continueront leur route comme si de rien n’était, parce que pour eux la vie des autres n’est rien et que seul compte le manège de leurs propres vanités. Je vois sans les lire la foule des commentaires de tout un chacun qui croit savoir mais ne sait rien.

Parce que sa mort ne doit pas être recouverte par les sables de l’indifférence et de l’oubli. Mille fois j’écrirai son nom et je ferai face à ses assassins. Je serai le gardien de sa mémoire. Non, je ne me tairai pas.

Je dirai et répéterai que Mehdi est mort pour rien. Je dirai la violence du narcotrafic. Son emprise. Je dirai la lâcheté des commanditaires des crimes. Je dirai la dérive folle de ceux qui exécutent des contrats, brisent des vies et souillent leur âme à jamais. Je dirai pour trouer le silence comme eux trouent les corps de nos proches. Je dirai les carences de l’Etat, les failles de la République, les territoires abandonnés et les populations oblitérées.

Un jour du mois d’août, la police m’a demandé de quitter ma ville et de fermer les locaux de l’Association Conscience parce que j’étais ciblé. Sans m’en dire plus. Les semaines ont passé, sans m’en dire plus. Devant mon insistance à savoir, et parce que les menaces ne se tarissaient pas, on m’a accordé une protection policière, mais sans l’étendre aux miens. Pourtant, qui ignorait que ma famille avait déjà payé un tribut de sang ? Comment ne pas savoir que ma famille pouvait être touchée ?

Il est temps d’agir
Alors maintenant j’entends les discours. Mais qui rendra ses enfants assassinés à ma mère ? Le premier tombé, Brahim [dont le corps a été retrouvé le 29 décembre 2020], repose à Alger. Le second, Mehdi, avait 20 ans. Il a été touché en plein thorax par ses assassins. Il n’était coupable que d’être mon frère. Qui me rendra nos jeux, ses moqueries, sa tendresse, son soutien ?

On me parle de crime d’avertissement. Mais un crime n’est jamais un avertissement. Le sang versé l’est pour toujours, et a plongé ma famille dans l’infini de la mort. On nous frappe pour nous briser, pour nous domestiquer, pour nous asservir. Voici ce que font les trafiquants : ils tentent d’annihiler toute résistance, de briser toute volonté, de tuer dans l’œuf tout embryon de révolte pour étendre leur pouvoir sur nos vies.

Face à un tel ennemi, l’Etat doit prendre la mesure de ce qu’il se passe et comprendre qu’une lutte à mort est engagée. Il est temps d’agir, par exemple de faire revenir les services publics dans les quartiers, de lutter contre l’échec scolaire qui fournit aux trafiquants une main-d’œuvre soumise, de doter les enquêteurs et les forces de police des moyens dont ils ont besoin, de renforcer, de soutenir réellement les familles de victimes du narcotrafic. Nous comptons nos morts, mais que fait l’Etat ?

Hier, j’ai enterré mon frère, et aujourd’hui je parle. Je parle et je ne me tairai pas parce que ma mère m’a appris à ne pas baisser la tête. Je parle, depuis mon deuil, depuis l’épicentre de ma souffrance, pour demander justice pour les miens, mais aussi pour toutes les autres victimes. Je parle parce que je ne peux que lutter si je ne veux pas mourir. Je parle parce que je sais que le silence est l’abri de nos ennemis. Je parle parce que je veux que mille voix s’épanouissent. Que notre révolte face au narcotrafic soit durable, et collective. Levons-nous ensemble. Courage. On ne peut pas tuer tout un peuple.

Amine Kessaci, frère de Brahim et de Mehdi, militant écologiste, fondateur en 2020 de l’Association Conscience.

Lire aussi :

https://www.lemonde.fr/campus/article/2022/03/16/a-marseille-le-combat-d-amine-kessaci-18-ans-pour-rendre-plus-vivables-les-cites_6117689_4401467.html

https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/11/14/tres-forte-emotion-a-marseille-apres-l-assassinat-du-petit-frere-du-militant-ecologiste-amine-kessaci-c-est-un-defi-lance-a-l-etat-de-droit_6653401_3224.html

« Chaque suicide trans est un meurtre »

« Chaque suicide trans est un meurtre,

Le monde nous rend otage de ses peurs,

Je me souviens de ces moments où le rejet constant a marqué mon corps. »…

Extrait de ce témoignage émouvant scandé au cours de cette manifestation très utile à  l’occasion de la Journée contre la lutte contre les violences sexistes et sexuelles #VSS (merci La Mèche – Association Féministe Agenaise  !!!) … mais aussi #JournéeDuSouvenirTrans.

A recommander pour mieux comprendre la complexité de ces situations : le visionnage de ce très bon documentaire diffusé il y a quelques jours 👉📺 (je dois avouer qu’il m’a bien ouvert les yeux 🙈 …).

https://www.arte.tv/fr/videos/116074-000-A/transition-de-genre-accompagner-son-enfant/?utm_source=android&utm_medium=share&utm_campaign=116074-000-A

#patriarcat #feminisme #lgbtqia #lgbtqiaplus  #stopviolenceagainstwomen #stopviolencesfaitesauxfemmes #StopViolenceAgainstWomenNow
#luttecontrelesviolencesfaitesauxfemmes #Luttecontrelesviolences #luttecontrelesviolencessexuelles

« Bias, le camp du mépris » ?

« Pour que les jeunes issus des territoires colonisés puissent prendre part à la nation, il faut qu’ils s’inscrivent dans le roman national.

On est dans un crime de bureau et un abandon d’Etat.

Les femmes font un acte de reconnaissance en transmettant leur Algérie.

On transmet en écrivant l’Histoire.

L’Etat a-t-il infligé des traitements dégradants dans ce que lon appelle les camps de la honte ?
Ce fardeau on en a marre de le porter.

Avec ce film, je veux tendre la main aux morts pour réparer les vivants.

Nous sommes les fondements de la République.

En parlant de libération de la France par les seuls américains, c’est une forme de blanchiment de l’Histoire.

Le 7ème régiment de tirailleurs algériens est l’un des régiments les plus décorés de l’armée française.

87% des enfants de harkis sont en échec scolaire »

Extrait du débat bien utile organisé au cinéma Les Montreurs d’Images à l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives, le 25 septembre 2025, avec une projection du film « Bias, le camp du mépris* ». Un coup de projecteur et des propos éclairants sur un pan de notre histoire commune. Ne pas y voir les retentissements sur notre actualité (discrimination, sentiment de relégation) relève de l’aveuglement.

(*visionnable en replay sur FranceTV)

#histoiredefrance #colonisation #relegation #discrimination #VivreEnsemble #harkis

Il y a 4 ans, j’ai pris un tournant vers le vivant…

« … pour tenir sur deux jambes : une dans le militantisme, l’autre dans le naturalisme »

Visionnage au cinéma Les Montreurs d’Images du film « Le vivant qui se défend » de Vincent Verzat, ou comment un activiste écologiste au bord de la rupture se mue en photographe naturaliste aguerri.
Sensible, émouvant, … et aussi bien flippant.

Participation ensuite au débat qui a suivi à l’initiative des Amis de la Conf’ ( Confédération paysanne *).
Un constat : devant les rétropédalages coupables de nos gouvernants en dépit de l’effondrement de la biodiversité, laisser faire ne peut plus durer.

« Le silence est la plus haute forme de la pensée »

*Une voix trop peu entendue ces dernières semaines alors qu’elle soutient une agriculture respectueuse de la nature et de notre santé.

Visionnez la bande annonce ! … elle est top 😉

https://youtu.be/dn03RXIkRcA?si=dJkqxBprd75RW_aj

#Boisduchat #vigiefeuillus
#biodiversité #ecologie #lutte Stop LGV 47 – Collectif #StopA69

Ma réponse à l’interpellation de Michel Lauzzana


Michel,
Bien sûr j’ai lu ta réaction. Je n’ai pas répondu car je n’ai pas voulu en rajouter.
Dand le bref interview que j’ai accordé à France 3, je n’ai guère dit plus que dans mon communiqué de presse.
Mais comme tu me le demandes : oui certains élus écologistes ou d’autres partis ont été « parachutés » comme la règle le permet pour les législatives, mais ils l’ont fait en toute clarté et leurs électeurs leur ont apporté leurs suffrages en toute connaissance de cause. Dans certains cas que tu cites, on ne peut pas dire qu’ils sont bien éloignés de leur base.
En t’éloignant hostensiblement de notre département en début de mandat, tu alimentes la perte de confiance générale dans la classe politique.
On sait à quel camp ça profite : l’extrême droite avec son faux-nez, toute sa malhonnêteté, ses casseroles et son incompétence.

Je pense surtout que le camp que tu représentes porte une très lourde responsabilité dans les jours sombres qui nous attendent si l’extrême centre (car c’est bien de façon extrémiste qu’il se comporte) continue à piétiner la démocratie et à mépriser les français, alors qu’il ne doit son élection qu’au front républicain.
A la prochaine échéance, qui croit encore que ce fragile front ne va pas lâcher ?
Le fait que, encore une fois, le président de la république s’obstine à ne pas nommer un premier ministre issu du groupe arrivé premier aux élections (c’est le cas dans toutes les démocraties qui se respectent) en est une triste et coupable démonstration.
Le fait que le dernier premier ministre, certainement le pire depuis bien longtemps, profite de son départ pour fouler au pied l’écologie ne fait que confirmer le sentiment de dégoût qui est celui de tous les électeurs un peu avertis.
Je soumets à ta réflexion cet article et deux publications supplémentaires en commentaire.
A bon entendeur.


https://reporterre.net/Juste-avant-de-partir-Francois-Bayrou-a-enchaine-les-decisions-anti-ecologiques

Autres articles en commentaires sur ma publication Facebook :


https://www.courrierinternational.com/article/vu-de-suisse-le-principal-probleme-de-la-france-est-l-irresponsabilite-de-sa-classe-politique_234533

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins/le-cri-de-la-democratie-quand-la-representation-fait-defaut-8267934

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