« Bias, le camp du mépris » ?

« Pour que les jeunes issus des territoires colonisés puissent prendre part à la nation, il faut qu’ils s’inscrivent dans le roman national.
…
On est dans un crime de bureau et un abandon d’Etat.
…
Les femmes font un acte de reconnaissance en transmettant leur Algérie.
…
On transmet en écrivant l’Histoire.
…
L’Etat a-t-il infligé des traitements dégradants dans ce que lon appelle les camps de la honte ?
Ce fardeau on en a marre de le porter.
…
Avec ce film, je veux tendre la main aux morts pour réparer les vivants.
…
Nous sommes les fondements de la République.
…
En parlant de libération de la France par les seuls américains, c’est une forme de blanchiment de l’Histoire.
…
Le 7ème régiment de tirailleurs algériens est l’un des régiments les plus décorés de l’armée française.
…
87% des enfants de harkis sont en échec scolaire »

Extrait du débat bien utile organisé au cinéma Les Montreurs d’Images à l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives, le 25 septembre 2025, avec une projection du film « Bias, le camp du mépris* ». Un coup de projecteur et des propos éclairants sur un pan de notre histoire commune. Ne pas y voir les retentissements sur notre actualité (discrimination, sentiment de relégation) relève de l’aveuglement.

(*visionnable en replay sur FranceTV)

#histoiredefrance #colonisation #relegation #discrimination #VivreEnsemble #harkis

Il y a 4 ans, j’ai pris un tournant vers le vivant…

« … pour tenir sur deux jambes : une dans le militantisme, l’autre dans le naturalisme »

Visionnage au cinéma Les Montreurs d’Images du film « Le vivant qui se défend » de Vincent Verzat, ou comment un activiste écologiste au bord de la rupture se mue en photographe naturaliste aguerri.
Sensible, émouvant, … et aussi bien flippant.

Participation ensuite au débat qui a suivi à l’initiative des Amis de la Conf’ ( Confédération paysanne *).
Un constat : devant les rétropédalages coupables de nos gouvernants en dépit de l’effondrement de la biodiversité, laisser faire ne peut plus durer.

« Le silence est la plus haute forme de la pensée »

*Une voix trop peu entendue ces dernières semaines alors qu’elle soutient une agriculture respectueuse de la nature et de notre santé.

Visionnez la bande annonce ! … elle est top 😉

https://youtu.be/dn03RXIkRcA?si=dJkqxBprd75RW_aj

#Boisduchat #vigiefeuillus
#biodiversité #ecologie #lutte Stop LGV 47 – Collectif #StopA69

Ma réponse à l’interpellation de Michel Lauzzana


Michel,
Bien sûr j’ai lu ta réaction. Je n’ai pas répondu car je n’ai pas voulu en rajouter.
Dand le bref interview que j’ai accordé à France 3, je n’ai guère dit plus que dans mon communiqué de presse.
Mais comme tu me le demandes : oui certains élus écologistes ou d’autres partis ont été « parachutés » comme la règle le permet pour les législatives, mais ils l’ont fait en toute clarté et leurs électeurs leur ont apporté leurs suffrages en toute connaissance de cause. Dans certains cas que tu cites, on ne peut pas dire qu’ils sont bien éloignés de leur base.
En t’éloignant hostensiblement de notre département en début de mandat, tu alimentes la perte de confiance générale dans la classe politique.
On sait à quel camp ça profite : l’extrême droite avec son faux-nez, toute sa malhonnêteté, ses casseroles et son incompétence.

Je pense surtout que le camp que tu représentes porte une très lourde responsabilité dans les jours sombres qui nous attendent si l’extrême centre (car c’est bien de façon extrémiste qu’il se comporte) continue à piétiner la démocratie et à mépriser les français, alors qu’il ne doit son élection qu’au front républicain.
A la prochaine échéance, qui croit encore que ce fragile front ne va pas lâcher ?
Le fait que, encore une fois, le président de la république s’obstine à ne pas nommer un premier ministre issu du groupe arrivé premier aux élections (c’est le cas dans toutes les démocraties qui se respectent) en est une triste et coupable démonstration.
Le fait que le dernier premier ministre, certainement le pire depuis bien longtemps, profite de son départ pour fouler au pied l’écologie ne fait que confirmer le sentiment de dégoût qui est celui de tous les électeurs un peu avertis.
Je soumets à ta réflexion cet article et deux publications supplémentaires en commentaire.
A bon entendeur.


https://reporterre.net/Juste-avant-de-partir-Francois-Bayrou-a-enchaine-les-decisions-anti-ecologiques

Autres articles en commentaires sur ma publication Facebook :


https://www.courrierinternational.com/article/vu-de-suisse-le-principal-probleme-de-la-france-est-l-irresponsabilite-de-sa-classe-politique_234533

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins/le-cri-de-la-democratie-quand-la-representation-fait-defaut-8267934

J’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé de caution scientifique pour justifier la loi poison


Par contre, les contributions pour en dénoncer les méfaits s’accumulent.
Madame et messieurs les députés de Lot-et-Garonne, pour nos enfants et nos agriculteurs : donnez-vous la peine d’écouter ces contributions claires et dont on ne peut suspecter quelconque inobjectivité, et mettez enfin en oeuvre les mesures de soutien aux producteurs et aux chercheurs qui luttent et qui trouvent des solutions alternatives.

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-mardi-22-juillet-2025-6963993


https://www.sudouest.fr/economie/agriculture/loi-duplomb-les-reactions-des-deputes-lot-et-garonnais-a-la-petition-25321302.php

https://linktr.ee/stoppesticides?fbclid=IwY2xjawLoo5hleHRuA2FlbQIxMQABHvDLguQp8h3rpbaYCtFQILAjAJfa3UJ14XWfWVL-LM-mkZsYV–TvNxkVXY1_aem__z4Q9eCachgKzF7fssCs-g

Pas de voyage au Japon sans une confrontation puissante avec la nature.

Brute ou façonnée, pour ne pas dire tyrannisée par l’homme pour lui donner l’aspect le plus maîtrisé souhaité, celle-ci imprègne le quotidien.
Omniprésente dans tous les lieux de cultes, shintoïstes ou bouddhistes, elle s’immisce dès qu’elle le peut dans la moindre espace urbain disponible.
La taille et le choix des plantes y sont assurément érigées en art majeur, conférant au moindre espace un intérêt de part sa composition et l’effet recherché.
Les jardins botaniques sont incontournables, choyés comme autant de trésors municipaux, voire nationaux.
Ceux qui accompagnent les édifices publics sont parfois impressionnants (coup de cœur pour celui du Musée Nezu de Tokyo).
Les jardins privés ne sont pas de reste.
Petits ou grands, ils sont traités avec attention.
La confrontation qui interpelle le plus, peut être la plus riche de sens, est celle que propose le « onsen » bain  traditionnel collectif, pratiqués après une toilette (rituelle ?) des plus rigoureuse.
Très chauds, de préférence à base d’eau issue de sources sulfurées volcaniques, ils peuvent offrir à leurs adeptes une vue sur un espace jardiné dont la composition est des plus étudiée ou alors laissée (apparemment ?) libre, poussant à la méditation.
Toutes les générations semblent s’y croiser. Assister un soir à ce qui semble être le rendez-vous quotidien des anciens donne l’impression de s’immerger dans une société à la fois précieuse et attentive, jonglant avec le temps, la nature et l’amitié comme éléments essentiels d’une vie fragile.

Quant à la place des animaux, elle interroge.
Des neko-cafés (je m’y suis aventuré !), où l’on vient calmer son stress en calinant des chats, aux oiseaux peuplant les grands parcs urbains (véritables forêts !) des grandes villes, en passant par les macaques des montagnes (sont-ils visibles en dehors des parcs aménagés pour les touristes ?), on n’en verra que peu.
Oublions l’élevage qui, malgré une présence très forte de la viande et du poisson dans la gastronomie locale, semble avoir quasi disparu (il semble que le Japon importe la grande majorité de la viande qu’il consomme).

C’est un signe parmi tant d’autres indiquant un Japon en mutation, tant agricole que sociétale.
Devant la crise démographique, il
s’ouvre notamment à une immigration rendue nécessaire par une difficulté de pourvoir de nombreux postes de travail.

Un pays au pied du mur, à suivre.

Plus de photos 📷 et toutes mes publications sur le blog http://www.paulvovan.com

#CultureJaponaise #ilovejapan
#decouvrirlemonde

Le Japon du quotidien en questions

La vie quotidienne au Japon semble baignée de petits rituels où la recherche de relations apaisées semble dominer.
Partout, le principe qui paraît reigner est de ne pas gêner son entourage, ne pas forcer le contact.
Fumer dans l’espace public est interdit (des espaces sont réservés à cet effet).
Les vélos sont simplement posés devant les maisons et les immeubles parfois sans avoir été cadenassés.
Parler fort et s’étaler est proscrit et se repère de suite tant ce comportement n’existe pas.
Pourtant, aucun regard désapprobateur n’est à craindre (mais on peut supposer que les autochtones n’en pensent pas moins …).
Seuls les touristes détonnent parfois.

La fréquentation des transports en communs est caractéristique de cet aspect du climat social : discipline et respect des distances y sont particulièrement codés.
Des files d’attente bien alignées pour entrer dans le métro aux sas toujours ouverts ne se fermant qu’en cas d’infraction (le contraire de chez nous !) en passant par les escaliers où marcher du mauvais côté fait de suite tache, un ordre qui ne se dit pas s’impose et un personnel discret et serviable est d’une tenue impeccable.
Prendre le train est aussi particulièrement agréable : toujours à l’heure avec pourtant des cadences rapides, le fameux Shinkansen, toujours propre et confortable, relie les pôles économiques avec célérité et grande efficacité.
Ici aussi le personnel est impressionnant, saluant à chaque entrée et sortie de wagon !
Se déplacer en ville ne tolère pas plus d’écarts : le respect des feux pour les piétons est incontournable.
Peut-être une nécessité dans un pays où la densité est trois fois celle de la France ?

Cette façon de vivre respectueuse (peut-être trop ?) constatée en ville est pourtant aussi celle des campagnes où l’austérité extérieure de certaines auberges contraste avec la préciosité et la minutie avec laquelle les plats sont préparés. L’agriculture existe même si là aussi elle peine (la moyenne d’âge des agriculteurs serait de 65 ans !).
On observe d’ailleurs partout que nombre de personnes âgées occupent de petits emplois (certainement dû à une couverture sociale réputée peu protectrice). Ceci est manifeste dans l’espace public où, encore un contraste avec notre pays peu mobilisé sur cette question, la sécurité des chantiers et de leurs interactions avec passants ne tolère aucune approximation. La garde des sites de travaux est assurée à grand renforts de personnels dont l’autorité ne supporte aucune contestation.

Il en est de même pour une multitude de taches qui chez nous sont sous tension, de l’entretien des espaces publics au service dans les restaurants.
Que penser de cet état de fait ?
Acceptation et maintien d’une visibilité des seniors dans l’activité économique ?
… ou avatar d’une société conservatrice à outrance qui malmène et exploite la personne jusqu’au bout de ses possibilités ?

#culturejaponaise

Expo universelle Osaka 2025 : l’Allemagne, l’Espagne et le Japon dans le coup. La France hors sujet.

Osaka : incontournable rendez-vous des visiteurs étrangers cette année avec l’exposition universelle qui s’y déroule pour la deuxième fois, la première, c’était en 1970. 
Comme toujours, des petites pépites architecturales pour ravir les yeux des curieux … et des professionnels.
Certains diront qu’une telle exposition n’a plus lieu d’être compte tenu de la débauche d’énergie et de travaux périssables qu’elle engendre.
Il semble d’ailleurs que seulement 12,5% des pavillons seront réutilisés contre 25% habituellement.
Débat justifié, d’autant plus que le thème (un peu bateau) de cette année est « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain » ; on s’attend donc forcément à moultes pavillons axés sur la préservation de la planète.
Certainement le plus à la hauteur de ce thème : celui de l’Allemagne, présentant une démarche globale où la ville est au centre de toutes les attention, avec de nombreuses présentations de projets vertueux ville par ville et une attention particulière sur l’économie circulaire.
Très beau et explicite également, celui de l’Espagne qui prend la mer comme axe d’exploration.
Original, celui de la Serbie qui choisit le jeu comme vecteur de compréhension du monde d’hier et de demain.
Quant à la France : énorme déception !
Malheureusement assez fidèle à l’air du temps, notre pays a (encore) choisi de mettre en avant son industrie du luxe (rien à voir avec le thème de l’expo !), misant sur les clichés pour lesquels les asiatiques nous connaissent déjà.  N’aurait-il que ça à montrer ?
Heureusement le Japon a mis la barre haute avec un pavillon centré sur la science dont les biotechnologies au service de la limitation de l’impact des humains sur la nature, en particulier sur le traitement de l’eau et l’utilisation des algues tous azimuts.

#innovation #planete #expositionuniverselle #osaka2025

La magie de Tokyo opère

Suivre le parcours de nos enfants nous amène parfois loin de nos repères.
Découverte depuis quelques jours du Japon, pays qui interroge par excellence.
Pour les étudiants en architecture que nous étions, c’était le mythe de la réinterprétation des codes occidentaux avec en plus le mystère de la juste intégration des valeurs culturelles locales qui nous captivait.
Tadao Ando, Fumihiko Maki, Kenzo Tange, Kengo Kuma, Shigeru Ban … ils sont tous au rendez-vous.
Les autres ne sont pas de reste, s’illustrant en redoublant de prouesses (impressionnantes !) pour les marques de luxe notamment françaises.
Exercices techniques et plastiques absolument bluffants mais bon. Voilà.

Incursion au cœur de Ginza, un des multiples  pôles (cette ville est vraiment énorme !) tokyoïte d’accumulation de toute cette énergie concentrée et visite inattendue dans le temple du plus grand fabriquant d’instruments de musique.
La magie de Tokyo opère.

Autre sentiment frappant : ce soin extrême, certes légendaire, apporté au végétal, même (surtout ?) au milieu du béton.
La découverte ne fait que commencer…

#culturejaponaise

« Ça monte partout dans le monde »


« Les gens se rendent compte que le système n’est plus fait pour eux et se préparent à le bousculer »

« Il y a actuellement une conscience écologique bien plus forte qu’on ne le croit. »

« Il y a partout des alternatives,  des façons de vivre autrement, une vigueur et une énergie qui est présente partout, et qui n’est pas montrée par les médias dominants ou dominés par le capital »

« Nous sommes dans état tellement dégradé de la démocratie qu’il nous permet de poser la question de savoir si nous ne sommes pas passés dans ce régime oligarchique où un petit nombre de personnes décide du sort de tous sur les questions fondamentales. »

Parole donnée à Hervé Kempf, ancien journaliste du Monde, auteur il y a 18 ans de « Comment les riches ravagent la planète », venu il y a une dizaine d’année présenter son journal en ligne Reporterre, le média de l’écologie à Agen au cours d’une conférence captivante, et qui prend ces jours-ci une retraite qu’on imagine difficilement inactive.
Un oeil vif, une plume dure, inflexible mais exigente qui a aiguisé et titillé les opinions de générations entière de lecteurs attentifs aux questions liées à l’écologie.

Je note à propos du nucléaire :

« J’ai pris conscience seulement il y a quinze ou vingt ans  qu’il y a la possibilité dans notre pays qu’un accident nucléaire survienne et qu’il aurait des conséquences dramatiques ».

« Comme la majorité de la presse est baignée de pro-nucléaires, nous donnons la place à des articles critiques sur le nucléaires, dès lors que l’information est sérieuse. En revanche, nous faisons toujours un travail contradictoire. Par exemple : il n’y a pas un de nos articles où on n’appelle pas EDF, l’ARSN, Orano. Et d’ailleurs comme ils savent que nous faisons un travail sérieux et que nous leur donnons la parole, ils nous répondent ».

A propos de l’instant actuel « dominé par la menace de l’extrême droite nous entraînant vers un monde, policier, chaotique : ou le changement climatique et la dégradation écologique prendra encore plus d’ampleur et donc [engendrera plus] de souffrance, ou nous parvenons à renverser [cet état de fait] »

Enfin :

« Ce qui fait mal à la société c’est la solitude des gens.
Faisons de la joie et du collectif, et la société ira mieux ».

A écouter sans modération 😉

#PresseLibre #ecologie #libertedelapresse

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/l-invite-au-carre-1250965

« Avec de la publicité, n’importe quel guignol peut être élu »


… et tout de suite quelques visages tristement d’actualité nous apparaissent.
On se croyait protégé par les rappels réguliers de nos historiens. Pourtant, jour après jour, la menace revient et s’approche toujours plus forte.
Pensée aujourd’hui pour nos amis allemands eux aussi touchés, pour certains et de plus en plus nombreux, par une amnésie des plus inquiétante et qui votent aujourd’hui pour leurs parlementaires.
Au moment où les remparts de la démocratie et de l’Etat de droit vacillent et s’apprêtent parfois à tomber, balayés du revers de la main par un fascisme décomplexé, La fabrique du mensonge nous interpelle et nous alerte.

J’ajouterai juste :

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire »

Albert Einstein


(Encore projeté toute cette semaine au cinéma Les Montreurs d’Images )

#Fascism #propagande #actualite

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