Sale temps pour la planète, la suite : « Les solutions existent. A nous de nous en saisir ! »

Ma dernière publication sur les réseaux et sur mon blog ayant fait l’objet de vives réactions retranscrites par la presse, certaines réponses doivent être données.

Je note en premier lieu la solidarité affichée aux pompiers engagés sur le terrain et aux populations impactées par les actuels terribles incendies. C’est à souligner et c’est positif.

Je note aussi malheureusement un acharnement rageux contre le monde de l’écologie.
Il n’est pas surprenant et tellement dans l’air du temps tant certains médias notamment nationaux se sont pris d’amour pour les climatosceptiques et les anti-environnementalistes. Cette légitimation, outre le fait d’être savamment orchestrée par un alignement sur les tendances les plus réactionnaires, semble aujourd’hui plus rentable et vendable que d’exposer posément les problèmes et les réponses données par les scientifiques.
C’est une tendance lourde qui pèsera lourd dans les urnes et ceux qui y contribuent doivent mesurer l’impact désastreux non seulement sur leur environnement proche, mais aussi sur l’anxiété qui en résulte.

Concernant la contestation de la loi d’urgence agricole, s’il est vrai que les Ecologistes ont été les plus en vue, il n’en demeure pas moins que cette loi est contestée unanimement par la gauche qui regroupe la très grosse majorité des votes contre.
Bien dommage que seuls les Ecologistes soient interrogés à ce sujet.
Pour ses articles les moins acceptables et les plus scandaleux (dont la réintroduction possible de pesticides unanimement reconnus comme dangereux et générateurs de cancers), ils seront tranchés par le Conseil constitutionnel.

L’aspect de cette loi, certes moins compréhensible pour le grand public, qui concerne la gouvernance de la gestion de l’eau qui s’en trouvera fortement déstabilisée, n’est que peu commenté. C’est bien dommage.
En effet, de cette gouvernance est partagée avec tous les usagers : citoyens, industriels et agriculteurs. Ils définissent ensemble les orientations à prendre sur nos territoires pour mieux gérer cette ressource.
D’année en année, on le voit toutes et tous, la question de l’eau devient centrale.

Cette loi qui, par ailleurs, permet à l’Etat de surseoir aux décisions prises collégialement avec les acteurs locaux est dangereuse. De nombreuses initiatives trans-partisanes n’ont pas été entendues (auxquelles ont participé notamment les principaux acteurs de l’eau dont le Comité de bassin Adour-Garonne – voir article cité plus bas).

Là aussi c’est très dommage pour la démocratie locale et la décentralisation.

J’ai aussi relevé, dans les réactions à ma publication, la pénible reprise de récentes cabales concernant la présumée opposition du monde de l’écologie à l’entretien des pares-feux. Elle est totalement infondée. Cette cabale remonte à la surinterprétation et la déformation de positions prises quant aux droits d’usage dans ces pares-feux. Ceci alors même que ces positions étaient soutenues non seulement par une sénatrice écologiste, mais aussi par une députée macroniste et un maire LR, tous élus de territoire.
S’en est suivie une séquence très visible dans une émission de grande écoute pointant du doigt une prétendue opposition de la seule sénatrice écologiste à l’entretien des mêmes pares-feux. Incompréhensible, déformé et non fondé.

Enfin, la mise en cause des principes écologiques dans la gestion des cours d’eau des Landes est quant à elle juste une affirmation qui interroge. En effet, cette gestion repose sur des principes reconnus et partagés qui ne visent qu’à ralentir l’écoulement des eaux pour qu’elles s’infiltrent sur place et ainsi qu’elles soutiennent les zones humides, le niveau des nappes et des rivières.

Au demeurant et bien malheureusement, je n’ai pas relevé de commentaires sérieux sur les articles scientifiques que j’ai cités et qui sont jointes à ma publication. C’est bien dommage car une partie des solutions y est intégrée.

En résumé, la situation très grave dans laquelle nous sommes appelle à la responsabilité et au dialogue. Les commentaires injurieux et empreints de désinformation n’ont plus leur place.

Voter des lois clivantes et démagogues pour faire mine de satisfaire (à tort) telle ou telle population ou intérêts est à proscrire tant l’urgence est là et tant les populations souffrent et souffriront.

La politique de l’autruche et la vindicte publique cache une irresponsabilité dont les générations futures nous accuseront, à raison. D’ailleurs, elles nous accusent déjà.

Les solutions existent. A nous de nous en saisir.

Lire aussi :

« Les forêts brûlent et nos parlementaires ont voté allègrement une énième loi de régression environnementale » : élu et militant écologiste, Paul Vo Van rallume la polémique
https://www.ladepeche.fr/2026/07/28/les-forets-brulent-et-nos-parlementaires-ont-vote-allegrement-une-enieme-loi-de-regression-environnementale-elu-et-militant-ecologiste-paul-vo-van-13485561.php

https://www.nouvelobs.com/ecologie/20260725.OBS116943/incendies-il-n-y-a-pas-de-conscience-ecologique-qui-se-reveille-au-c-ur-des-flammes.html

Le démenti des accusations calomnieuses à l’encontre des Écologistes :

https://www.facebook.com/share/1ML8dVb6U8/

Gestion de l’eau : les comités de bassin se rebiffent contre la reprise en main de l’Etat
https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/gestion-de-leau-les-comites-de-bassin-se-rebiffent-contre-la-reprise-en-main-de-letat-20260206_TTS3UHKGT5ENDKRWO2MLFVB36Q/

https://www.facebook.com/share/p/1MAnud76GV/

L’article paru en ligne le 31 juillet suite à la publication de cette tribune :


« Une pénible reprise de récentes cabales concernant la présumée opposition du monde de l’écologie à l’entretien des pare-feu » : la mise au point de l’élu agenais Paul Vo Van
https://www.ladepeche.fr/2026/07/31/une-penible-reprise-de-recentes-cabales-concernant-la-presumee-opposition-du-monde-de-lecologie-a-lentretien-des-pare-feu-la-mise-au-point-de-lelu-13491782.php


Quand la presse audio résiste

Reportage ou enquête ✒️?
Documentaire ou investigation 🔎?
Arrivée de Benoît Collombat, grand reporter et chef de la cellule investigation de France Inter.
Malgré les poursuites, les procès en diffamation, les procédures bâillons, avec son équipe, de Bolloré aux narco-traficants, des affaires de dopage aux relations de l’extrême droite avec le patronat, il poursuit ses recherches et ses éclairages.

II livre, parmi d’autres, quelques réflexions :
« Les lois encadrant le journalisme n’ont plus rien à voir avec le contexte médiatique !

Le secret des affaires tel que défini par de récentes lois entrave le travail des journalistes,

La protection des intérêts de l’Etat conduit à criminaliser le journalisme.
… »

Et enfin :

« Le journalisme, c’est le contact et la distance »
Hubert Beuve-Méry (fondateur du Monde)

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/revelations

#Revelations #franceinter #lanceurdalerte
France Inter Festival International de Journalisme #journalisme

Non au désarmement des politiques de l’eau !

Retour sur la session extraordinaire du 6 mars liée à la crise climatique 💧🌧 et environnementale majeure liées aux récentes #inondations.

Nous remercions collectivement les services publics et les bénévoles qui se sont mobilisés pour venir au secours des sinistrés. Pompiers du SDIS 47, gendarmes, forces armées mais aussi collectivités, simples citoyens et bénévoles, ils se sont mobilisés pour servir notre territoire.

Témoignage ému et applaudi du colonel directeur du SDIS évoquant l’engagement et la forte cohésion sur le terrain.

Nous sommes aussi réunis pour adopter les mesures d’urgence indispensables pour soutenir les sinistrés des toutes récentes inondations. En particulier les agriculteurs.

Indispensables (et je remercie les collègues et les techniciens qui y ont travaillé avec une efficacité remarquable), ces mesures n’ont d’utilité que si, en parallèle, nous nous mettons en capacité d’agir sur le long terme.

Car les inondations, (si vous ne l’avez pas remarqué …) c’est avant tout certes un phénomène naturel, mais aussi un problème de gestion de l’eau pour lequel nous avons des responsabilités.

Car les inondations, elle sont liées à la capacité des bassins versants d’absorber l’eau là où elle tombe. Cette capacité, elle dépend aussi de nous, elle dépend des politiques dont nous sommes responsables.

Elle dépend de ceux qui donnent les autorisations d’urbanisme et contribuent quoi qu’ils en disent à l’artificialisation des sols.

Elle dépend de ceux qui se plient ou non à appliquer de façon éclairée le Zéro artificialisation nette (ZAN),

Elle dépend des élus qui demain engageront ou non des politiques ambitieuses pour limiter les rejets d’eau pluviale dans la nature (noues végétalisées, ville éponge, renforcement de la végétalisation y compris pour son bénéfice climatique).

Elle dépend de ceux qui encourageront ou non des agricultures capables de capter l’humidité et de contenir la pluie au maximum dans les sols, avant qu’elle ne se précipite vers nappes ou les rivières, qui en hiver sont très vite saturées et qui vont, en débordant, provoquer des inondations.

Ce travail, au niveau départemental, nous y sommes engagés.

Nous y sommes engagés par notre participation régulière au Comité de bassin Adour Garonne, et notre financement de structures comme le SMBL-Syndicat mixte du bassin du Lot, le SAGE Nestes et Rivières de Gascogne (porté par le Département du Gers et qui concerne tout le sud de notre département), le SAGE du Ciron, le SAGE de la vallée de Dropt, l’Etablissement public Garonne et affluents pyrénéens.

Nous y sommes engagés par le financement des associations qui travaillent et informent sur le sujet : ACMG, Cluster Eau et Climat, Arbres et paysages 32 (replantation de haies) … et nous venons de voter lors de la dernière CP le nouveau Contrat de progrès pour mettre en commun des moyens avec l’Agence de l’Eau).

Nous y sommes engagés mais nous ne sommes pas aidés par un gouvernement irresponsable qui, pour calmer la colère agricole, a décidé de désarmer les politiques locales pour lui brandir les politiques de l’eau comme bouc émissaire.

Je parle de du #PremierMinistre Sébastien Lecornu qui, le 13 janvier dernier, pour calmer la colère agricole, a annoncé un moratoire sur les décisions locales relatives à la politique de l’eau. En clair : stopper et mettre un coup de frein aux travaux de discussion, de collaboration et de mise en synergie des différents acteurs engagés dans les stratégies de partage de l’eau.

Le 6 février ce ne sont pas moins de 5 présidents de comité de bassin, dont Alain Rousset pour le comité de bassin Adour Garonne, qui ont pris la parole, s’insurgeant contre ce désarmement.

S’en sont suivies quelques jours après, ironie du sort, les inondations qui font que nous sommes aujourd’hui réunis pour panser les plaies des plus affectés avec les moyens qui sont les nôtres.

S’en sont suivies les déclarations irresponsables en Gironde de la ministre de l’écologie Mme Barbut, désengageant l’Etat et renvoyant aux EPCI la responsabilité de financer la réparation et l’entretien des digues avec la fiscalité qu’elles peuvent désormais imposer à leurs contribuables via la taxe GEMAPI, notoirement insuffisante pour résoudre ces problèmes.

Cette attitude incompréhensible du gouvernement doit être dénoncée et on attend de nos parlementaires qu’ils s’emparent du sujet. Le sénateur Gillé de Gironde y travaille. Il est très engagé sur les travaux du SAGE Garonne et a été président comme notre collègue Jacques Bilirit du SMEAG.

A notre tour, il est de notre responsabilité d’être les plus engagés possibles dans les démarches collectives pour être au niveau des attentes de nos territoires.
Mais nous ne pourrons pas le faire seuls et aurons besoins de tous les partenaires concernés : usagers du quotidien, industriels et agriculteurs réunis dans des instances en capacité, et pas désarmées par leur tutelle.

Ma prise de parole sur le site du Département à 1h32’50’’

https://www.lotetgaronne.fr/medias/session-extraordinaire-liee-a-la-crise-climatique-et-environnementale

Ma revue de presse sur le sujet :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/08/le-gouvernement-lecornu-actionne-tous-les-leviers-pour-empecher-les-collectivites-de-proteger-leur-eau-au-risque-de-pietiner-l-etat-de-droit_6669941_3232.html

https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/gestion-de-leau-les-comites-de-bassin-se-rebiffent-contre-la-reprise-en-main-de-letat-20260206_TTS3UHKGT5ENDKRWO2MLFVB36Q/

https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/loi-durgence-agricole-lecornu-repond-a-la-revendication-de-la-fnsea-20260113_QL2BZBYM65H5NF7GMTZY55DM6Y/?poppConnect=true&redirected=5725

Mes principales publications sur mon blog http://www.paulvovan.com

#eau #inondations #CriseClimatique #politiquedeleau #territoires #agriculture #industrie #eaupotable #gouvernement

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