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L’Agglomération prise en otage par une droite revancharde et rétrograde
Déçu et amer qu’une campagne partisane empilant mensonges et amalgames empêche le maire d’Agen de présider l’Agglomération.
Laurent Bruneau ne pourra donc pas embarquer son bassin de vie dans le sillage du renouveau engagé par la Ville centre vers une nouvelle ère.
Inquiet pour les agents de la Collectivité plongés dans l’incertitude dans la perspective d’une défusion, eu égard aux discussions qui s’avèrent complexes tant les équipes sont fusionnées.
Dégoûté de constater qu’après avoir annoncé solennellement une gouvernance transpartisane, le président élu de droite n’intègre qu’une vice-présidente affichée à gauche, … à la toute dernière place.
Tout un symbole.
Promesse non tenue qui n’engage que celles et ceux qui ont bien voulu y croire.
Il y en aura d’autres. Accrochez-vous.
Dépité de voir s’étaler dans les journaux les arguments d’un ancien premier vice-président de l’Agglomération apportant son soutien à ce hold-up territorial.
Coup de force dont le paroxysme est atteint par le refus d’accorder toute vice-présidence à 4 des maires des 6 communes les plus peuplées de la première couronne agenaise (Boé, Bon-Encontre, Pont-du-Casse et Colayrac-Saint-Cirq).
Refus motivé au simple prétexte qu’ils s’opposaient au funeste projet du candidat conseiller municipal de Castelculier.
Impressionné de faire l’amer et incroyable constat que 36 maires ou élus municipaux ont trouvé le moyen de dénier au maire de Boé la légitimité de représenter sa propre commune au bureau de l’Agglomération, préférant apporter leur suffrage à l’ancienne maire, battue, se présentant à cette charge avec un toupet incroyable.
(Pour mémoire : la représentation de chaque commune au bureau de l’Agglomération est validée une par une par un vote de tous les conseillers communautaires).
Cette candidature surprise, en totale incohérence avec le résultat des urnes, témoige de l’esprit de revanche politicienne qui aura animé cette soirée, au mépris du suffrage des simples citoyens
(voir l’excellente publication de mon collègue élu au Département Thomas Bouyssonnie à ce sujet https://www.facebook.com/share/p/18U3imrU7p)
La camaraderie entre élus et le respect des électeurs sont des valeurs qui ont échappé à prés de la moitié de nos collègues.
Et qu’on ne me dise pas que ce vote scandaleux n’a pas été préparé…
Honte à celles et ceux qui ont participé à cette cabale.
Pour moi l’acmé de cette triste soirée.
Médusé de ne voir aucune vice-présidence chargée d’écologie, d’environnement, de transition écologique, de biodiversité ou de développement durable.
Le message est clair : la planète, la santé de ses administrés et les alertes des scientifiques, le nouveau président n’en a rien à cirer.
On entend au lointain l’écho de son camp :
« L’environnement, ça commence à bien faire ! » disait un ancien président de la République.
Que nous déclarera-t-il lors des prochaines sécheresses, inondations … ou émergence de cancers pédiatriques ?
Scandalisé de voir le vice-président à l’environnement sortant, le maire de Bajamont, remercié par une mise à l’écart de première catégorie, après s’être investi à fond ces dernières années notamment dans la « révolution des poubelles », le réseau de chaleur et le PCAET Plan Climat – air – énergie territorial.
Il est le seul à avoir établi un rapport de délégation. Qu’il en soit remercié… quand d’autres avouent publiquement n’avoir pas fait avancé leurs dossiers.
Triste de constater que les grands projets initiés par la précédente gouvernance ne seront pas évalués pour en mesurer ne serait-ce que le respect des objectifs initiaux.
En première ligne, le TAG, qui ne devait, ô grand jamais (!!!), accueillir de logistique mais seulement des entreprises engagées dans le génie environnemental et « l’économie verte », avec des projets architecturaux faisant la part belle à la Haute Qualité Environnemantale.
On voit ce qu’il en est advenu : des plateformes logistiques omniprésentes, l’invasion des camions et quasi aucun effort de conception environnementale, … même pas pour les bâtiments communautaires.
Mobilisé toutefois comme jamais 💪🤜🤛🏻 pour la Ville d’Agen et le Canton de l’Ouest agenais .
Il s’agira pour moi de veiller à ce que les grands projets engagés susceptibles de bouleverser notre bassin de vie se fassent dans les meilleures conditions.
Et je vous promets qu’au vu des intérêts en présence, l’attention devra être de tous les instants.
D’autres projets à venir seront à initier, promouvoir, ou infléchir.
J’y prendrai ma part.
En tant qu’élu municipal, communautaire et départemental, j’apporterai toute mon écoute, mon expertise et ma vigilance.
D’ores et déjà, pour en parler comme pour tout autre sujet, vous pourrez me rencontrer sur rendez-vous (envoyez une demande par message privé).
A très bientôt donc.
Voir aussi :



Olivier Grima élu président de l’Agglo d’Agen avec 6 voix d’avance sur Laurent Bruneau
https://www.petitbleu.fr/2026/04/09/olivier-grima-elu-president-de-lagglo-dagen-13317824.php
Agglo d’Agen : Olivier Grima l’emporte et rebat les cartes politiques
https://www.sudouest.fr/newsletter-agen/entre-l-agglomeration-d-agen-et-la-ville-un-mariage-force-ou-le-divorce-28635462.php
#Bassindevie #ouestagenais Agglomération d’Agen
Une nouvelle ère pour Agen
Installation du Conseil Municipal de la Ville d’Agen aujourd’hui.
J’y assumerai le rôle d’adjoint à l’aménagement, aux mobilités, à l’urbanisme et aux bâtiments.
Le nouveau #maire Laurent Bruneau prononce un discours dynamique, rassembleur 🤜🤛🏻 et ambitieux pour notre ville et pour l’ Agglomération d’Agen.
Ces deux collectivités ne peuvent être gouvernées qu’en parfaite symbiose, au bénéfice de tout notre #Bassindevie.
#ConseilMunicipal #electionsmunicipales2006



Non au désarmement des politiques de l’eau !
Retour sur la session extraordinaire du 6 mars liée à la crise climatique 💧🌧 et environnementale majeure liées aux récentes #inondations.
Nous remercions collectivement les services publics et les bénévoles qui se sont mobilisés pour venir au secours des sinistrés. Pompiers du SDIS 47, gendarmes, forces armées mais aussi collectivités, simples citoyens et bénévoles, ils se sont mobilisés pour servir notre territoire.
Témoignage ému et applaudi du colonel directeur du SDIS évoquant l’engagement et la forte cohésion sur le terrain.
Nous sommes aussi réunis pour adopter les mesures d’urgence indispensables pour soutenir les sinistrés des toutes récentes inondations. En particulier les agriculteurs.
Indispensables (et je remercie les collègues et les techniciens qui y ont travaillé avec une efficacité remarquable), ces mesures n’ont d’utilité que si, en parallèle, nous nous mettons en capacité d’agir sur le long terme.
Car les inondations, (si vous ne l’avez pas remarqué …) c’est avant tout certes un phénomène naturel, mais aussi un problème de gestion de l’eau pour lequel nous avons des responsabilités.
Car les inondations, elle sont liées à la capacité des bassins versants d’absorber l’eau là où elle tombe. Cette capacité, elle dépend aussi de nous, elle dépend des politiques dont nous sommes responsables.
Elle dépend de ceux qui donnent les autorisations d’urbanisme et contribuent quoi qu’ils en disent à l’artificialisation des sols.
Elle dépend de ceux qui se plient ou non à appliquer de façon éclairée le Zéro artificialisation nette (ZAN),
Elle dépend des élus qui demain engageront ou non des politiques ambitieuses pour limiter les rejets d’eau pluviale dans la nature (noues végétalisées, ville éponge, renforcement de la végétalisation y compris pour son bénéfice climatique).
Elle dépend de ceux qui encourageront ou non des agricultures capables de capter l’humidité et de contenir la pluie au maximum dans les sols, avant qu’elle ne se précipite vers nappes ou les rivières, qui en hiver sont très vite saturées et qui vont, en débordant, provoquer des inondations.
Ce travail, au niveau départemental, nous y sommes engagés.
Nous y sommes engagés par notre participation régulière au Comité de bassin Adour Garonne, et notre financement de structures comme le SMBL-Syndicat mixte du bassin du Lot, le SAGE Nestes et Rivières de Gascogne (porté par le Département du Gers et qui concerne tout le sud de notre département), le SAGE du Ciron, le SAGE de la vallée de Dropt, l’Etablissement public Garonne et affluents pyrénéens.
Nous y sommes engagés par le financement des associations qui travaillent et informent sur le sujet : ACMG, Cluster Eau et Climat, Arbres et paysages 32 (replantation de haies) … et nous venons de voter lors de la dernière CP le nouveau Contrat de progrès pour mettre en commun des moyens avec l’Agence de l’Eau).
Nous y sommes engagés mais nous ne sommes pas aidés par un gouvernement irresponsable qui, pour calmer la colère agricole, a décidé de désarmer les politiques locales pour lui brandir les politiques de l’eau comme bouc émissaire.
Je parle de du #PremierMinistre Sébastien Lecornu qui, le 13 janvier dernier, pour calmer la colère agricole, a annoncé un moratoire sur les décisions locales relatives à la politique de l’eau. En clair : stopper et mettre un coup de frein aux travaux de discussion, de collaboration et de mise en synergie des différents acteurs engagés dans les stratégies de partage de l’eau.
Le 6 février ce ne sont pas moins de 5 présidents de comité de bassin, dont Alain Rousset pour le comité de bassin Adour Garonne, qui ont pris la parole, s’insurgeant contre ce désarmement.
S’en sont suivies quelques jours après, ironie du sort, les inondations qui font que nous sommes aujourd’hui réunis pour panser les plaies des plus affectés avec les moyens qui sont les nôtres.
S’en sont suivies les déclarations irresponsables en Gironde de la ministre de l’écologie Mme Barbut, désengageant l’Etat et renvoyant aux EPCI la responsabilité de financer la réparation et l’entretien des digues avec la fiscalité qu’elles peuvent désormais imposer à leurs contribuables via la taxe GEMAPI, notoirement insuffisante pour résoudre ces problèmes.
Cette attitude incompréhensible du gouvernement doit être dénoncée et on attend de nos parlementaires qu’ils s’emparent du sujet. Le sénateur Gillé de Gironde y travaille. Il est très engagé sur les travaux du SAGE Garonne et a été président comme notre collègue Jacques Bilirit du SMEAG.
A notre tour, il est de notre responsabilité d’être les plus engagés possibles dans les démarches collectives pour être au niveau des attentes de nos territoires.
Mais nous ne pourrons pas le faire seuls et aurons besoins de tous les partenaires concernés : usagers du quotidien, industriels et agriculteurs réunis dans des instances en capacité, et pas désarmées par leur tutelle.
Ma prise de parole sur le site du Département à 1h32’50’’
https://www.lotetgaronne.fr/medias/session-extraordinaire-liee-a-la-crise-climatique-et-environnementale
Ma revue de presse sur le sujet :
https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/08/le-gouvernement-lecornu-actionne-tous-les-leviers-pour-empecher-les-collectivites-de-proteger-leur-eau-au-risque-de-pietiner-l-etat-de-droit_6669941_3232.html
https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/gestion-de-leau-les-comites-de-bassin-se-rebiffent-contre-la-reprise-en-main-de-letat-20260206_TTS3UHKGT5ENDKRWO2MLFVB36Q/
https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/loi-durgence-agricole-lecornu-repond-a-la-revendication-de-la-fnsea-20260113_QL2BZBYM65H5NF7GMTZY55DM6Y/?poppConnect=true&redirected=5725
Mes principales publications sur mon blog http://www.paulvovan.com
#eau #inondations #CriseClimatique #politiquedeleau #territoires #agriculture #industrie #eaupotable #gouvernement



« Le conseil municipal fait-il assez de place à l’opposition ? »
C’est le titre évocateur du quotidien La Croix, étrange coïncidence, au lendemain du petit tremblement de terre qu’a provoqué l’opposition agenaise lors du dernier Conseil municipal du mandat, imposant son silence aux questions insistantes de la municipalité sortante.
S’en est suivie une passe d’arme dont les seuls belligérants se tenaient, désarmés, dans les rangs de la majorité. Celle-ci avait préparé moultes attaques et quolibets à l’encontre d’une opposition de fait en sous nombre.
Avant de s’auto-mutiler de sa propre parole, cette opposition en avait scandé la justification : elle refusait l’instrumentalisation des débats par un maire-candidat, maîtrisant à la fois l’ordre du jour et le contrôle des micros.
Ceux qui ont suivi le conseil municipal de janvier ont pu se rendre compte des travers et de l’insupportable inconfort de ce type de situation (toujours visionnable sur le site de la mairie).
En pleine période électorale, cet argument était difficile à contrer. Il a laissé la majorité sortante dépourvue de prise, ses saillies faisant l’effet de coups d’épée dans l’eau.
Pas mal d’encre a coulé sur le sujet mais il soulève une question encore plus profonde sur la pertinence de nos institutions.
Ainsi, n’est-il pas révélateur de l’évident défaut de démocratie dont souffrent nos conseils municipaux ? Et n’est-il pas transposable au contexte national paralysé depuis quelques années par l’émergence d’un troisième bloc, l’extrême droite, rendant les majorités absolues impossibles sur la base de la traditionnelle opposition gauche-droite ?
Comme chacun ne le sait pas, dans nos communes, la liste qui arrive en tête au deuxième tour, même de très peu, bénéficie de la « prime majoritaire ». Cette prime lui confère de fait 50% des sièges. Le reste est réparti proportionnellement aux pourcentages des voix exprimées, y compris en cas de triangulaire ou de quadrangulaire.
De ce fait, une liste en tête avec 35% des voix se voit attribuer 50 + 17,5 soit 67,5 % des sièges (à quelques détails près), induisant de facto une forte inégalité dans la représentation des électeurs.
C’est de cette façon que la liste Maryse Combres, qui a obtenu 38% des suffrages en 2020 à Agen, n’a disposé de fait que de 7 sièges sur 39, soit 18%.
Situation bien illustrée par le commentaire sportif de l’élu d’opposition Jon Garay s’exprimant avec la malice qui le caractérise : « de toute façon, quoi qu’on dise, c’est toujours la majorité qui gagne sur le score de 32 à 7 ».
Ce type de répartition est loin d’être le plus répandu en Europe.
En Allemagne, même si les modalités peuvent varier d’un land à l’autre, la répartition est à peu près proportionnelle. De fait, comme il n’est pas évident qu’une des forces dispose d’une majorité absolue, celle qui est arrivée en tête se voit chargée de constituer des alliances lui permettant de gouverner. Ces alliances se font sur la base de points de concordance programmatiques suffisants pour se fixer des objectifs de mandat raisonnablement ambitieux.
Il est de coutume de dire que si l’on procède de la sorte en France, les collectivités seront ingouvernables, les françaises et les français n’étant pas mûrs pour former des coalitions.
Ce prétexte a aussi été avancé très récemment, juste après les élections législatives de 2024, pour refuser l’idée que le groupe arrivé premier au scrutin (le NFP) puisse être chargé de constituer une majorité avec de nouveaux alliés.
Pourtant, n’est-ce pas l’essence même de la démocratie que de mener les affaires de la cité de la façon la plus partagée possible ?
N’est-il pas illusoire de penser qu’un projet de société pourrait aboutir sans rechercher le consensus ?
Le parallèle entre le dysfonctionnement des conseils municipaux et de l’assemblée nationale mérite d’être posé.
A l’assemblée nationale, rien n’empêchait le président de la République en 2024 de proposer au NFP de constituer une coalition élargie. Cela n’a pas été fait.
Au lieu de cela, il lui a proposé de consolider son propre groupe, solution inacceptable pour la formation arrivée en tête, et contraire à toute logique institutionnelle.
Pour ce qui est des conseils municipaux, rien n’avancera sans une réflexion approfondie visant à donner une représentativité plus conforme aux votes. Sans quoi, la frustration des électeurs demeurera, alimentant le sentiment de relégation et de défiance envers les institutions.
Cette réflexion serait une formidable occasion de renouveler nos pratiques citoyennes et de revigorer l’échelon démocratique le plus proche de chacune et chacun.
Le lien vers l’article de La Croix cité plus haut :


Inondations : « cette campagne est un fake »
Le temps des inondations 🌧🌊 n’est pas terminé.
Loin de là.

Tout laisse penser qu’elles reviendront désormais toujours plus souvent, toujours plus fort.
Comment les prévenir ?
A peine en sortons nous péniblement, les raclettes, les seaux et les murs encore humides que les fausses bonnes idées ont vite ressurgi, reprise des dragages et accélération de l’eau en tête.
Et pourtant nous ne manquons pas de spécialistes. Ils nous parlent de ville éponge, de renaturation, de solutions fondées sur la nature, de santé des sols, de zones humides …
Ils nous parlent aussi des effets délétères des remembrement, du désespoir, de solidarité, de maladie et même de santé mentale…
Mais voulons nous les écouter ?
A visionner impérativement :
C politique – Inondations : La France est-elle en danger ?https://www.france.tv/france-5/8173602-inondations_la_france_est_elle_en_danger.html?src_medium=4&src_campaign=inondations_la_france_est_elle_en_danger&src_aff_type=%5Bpartage_pageprogramme%5D
Extrait :
« Cette campagne 🏡 est un fake.
Elle n’a rien à voir avec ce qui se faisait autrefois….
Ce qui est très intéressant c’est que vos bassins versants 🏞, vos unités biologiques elles communiquent.
Si vous faites quelque chose en amont et réciproquement, si vous touchez à la biodiversité 🐝🐌🐞, et bien vous touchez à l’hydrologie 💧, vous touchez au climat 🌦.
Si vous touchez à l’agriculture 🚜, et bien vous touchez forcément à l’alimentation 🍽, donc vous touchez à la démographie 👨👩👧👦, donc vous touchez à la santé et ainsi de suite.
Ces 3 niveaux là, ils correspondent à 3 niveaux différents de collectivités… »
« … Nous avons redesigné nos espaces et nos paysages avec des ingénieries surpuissantes qui servent des intérêts économiques 💶💰colossaux et face à cela il faut que nous acceptions de dire ok !
… cette vie on peut avoir l’impression qu’elle a toujours été comme ça ce n’est pas vrai ça n’a que quelques décennies…
Nous devons accepter de regarder ces espaces et de dire voilà comment faire autrement.
… On parle beaucoup aujourd’hui de ville éponge 🧽 mais lui il préfère dire amphibie c’est à dire redonner une place à l’eau en repensant que l’eau n’est jamais ponctuelle encore une fois l’eau elle s’inscrit dans un cycle qui est un cycle.
… On ne peut jamais gérer l’eau 💧 comme si elle était ponctuellement activable par un robinet ou par une pompe, il faut prendre en compte l’intégralité du cycle et cela on l’a perdu de vue.
… Je ne parle même pas des élus … des élus nationaux 🇨🇵 aussi éloignés de la recherche 🔬🔭 et de la connaissance scientifique que ceux que nous avons aujourd’hui [localement] à tel point même qu’on a des discours publics de méfiance par rapport à la recherche 🤦♀️ … !
… On va culpabiliser les uns ou les autres mais comment pouvons-nous nous réapproprier l’eau ? Nous réapproprier culturellement les usages au quotidien, les usages qui sont différents des usages industriels… ? »
Autre émission référence :
https://www.arte.tv/fr/videos/125544-126-A/28-minutes/?utm_source=android&utm_medium=share&utm_campaign=125544-126-A
Petite revue de presse :
« Le curage des cours d’eau n’est pas une solution contre les inondations » L’hydrologue Yves Tramblay explique pourquoi curages et dragages ne peuvent être le remède miracle aux inondations.
https://www.ouest-france.fr/meteo/inondation/le-curage-des-cours-deau-nest-pas-une-solution-contre-les-inondations-acf459f4-0c20-11f1-b839-4d59eb76df60
Eminent article de Mediapart :
https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/240226/hold-micka-derriere-les-crues-le-deficit-d-adaptation-1?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5
Extraits :
« Avant 2018, nous avions pour objectif principal de faire croître la population sur notre territoire, poursuit le maire. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. L’axe majeur de nos politiques publiques, c’est l’aménagement du territoire. L’urbanisation menée dans les années 1960 et 1970 a rendu nos territoires vulnérables, elle a corseté les cours d’eau et bétonné autour, ce qui a pour effet d’accélérer le courant. Si l’on veut être plus résilients à présent, il faut faire l’inverse : permettre aux cours d’eau de ralentir. »
…
Avec des méthodes agricoles moins intensives, on aurait pu atténuer le ruissellement des eaux.
…
Désurbaniser et renaturer les berges, donc, mais aussi replanter des arbres dans les parcelles agricoles et réaménager des méandres là où les cours d’eau ont été transformés en lignes droites : pour que l’eau puisse être absorbée dans les sols et éviter qu’elle ruisselle et inonde, différentes perspectives existent…. »
(Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue)
Ou encore :
« Les chambres d’agriculture de l’Aube et de la Haute-Marne ont révélé que sur des parcelles où était pratiquée une agriculture de conservation des sols [agriculture sans labour – ndlr], les champs qui contenaient 1 à 2 tonnes de vers de terre par hectare pouvaient absorber 160 à 360 millimètres de pluie par heure, explique l’autrice à Mediapart. Là, il est tombé en France sur plus d’une trentaine de jours jusqu’à 400 millimètres d’eau… Avec des méthodes agricoles moins intensives, on aurait pu atténuer le ruissellement des eaux. »
Tout aussi éminent article du Monde sur la problématique des digues et l’irresponsable rejet de cette problématique sur les collectivités locales :https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/02/21/inondations-dans-le-sud-ouest-les-digues-de-la-discorde_6667645_3244.html
Et bien sûr le dernier éditorial de Denis Cheissoux qui nous parle de #Garonne !




Faire vivre l’Europe en Lot-et-Garonne
Assemblée générale de la Maison de l’Europe ce vendredi 🇪🇺
Sa mission consiste à promouvoir l’Europe, faire la promotion d’une fédération d’intérêts convergents 🤜🤛🏻. Cours de langues 🇮🇹🇪🇦🇬🇧🇩🇪, apéro-langue, promotion de la mobilité intra-européenne (#erasmus)… elle porte une diversité impressionnante d’actions ( http://www.maisoneurope47.eu ).
Elle permet au grand public de ne pas oublier les enjeux d’indépendance et de souveraineté du « vieux continent » 🇪🇺, particulièrement remise en cause ces derniers temps, y compris par certains états avec lesquels la confiance régnait… jusqu’à il y a quelques mois.
Nous avons pu évoquer les missions réalisées en partenariat avec le Lot-et-Garonne, le Département et notamment les parcours citoyenneté 🗳 suivi par les collégiens, portant sur les priorités éducatives🎓, environnementales 🌍, sportives 🏃♀️🏊♂️et culturelles.
Le Conseil départemental entend poursuivre son soutien et accompagner cette association indispensable dans les projets qu’elle mène pour les générations à venir.
L’Europe est certes plurielle, mais elle est indivisible.





250 ans et toujours alerte
250 ème anniversaire de l’Académie des sciences🔬, lettres✒️ et arts 👩🎨 🎼 d’Agen.
Une institution créée notamment par Paganel, Lacépède, Lacuée et Lamouroux, mobilisée pour produire et transmettre la connaissance, et pas seulement l’histoire locale.
Un vivier d’amateurs liés par l’émulation, le débat et la co-construction des savoirs.
Deux conférences au menu : l’une sur les sociétés savantes, l’autre sur les enjeux de la santé 🩺et de l’alimentation🍴.
Pesticides, polluants éternels (PFAS), aliments ultra transformés, antibiotiques 🦠, nématodes contenus dans les poissons 🐟 crus… : suffisamment d’alertes pour questionner nos assiettes🍽 sous peine de s’exposer à un risque surmutiplié de cancers ou autres maladies.
Coup d’œil aussi sur le domaine connexe de la santé environnementale tout aussi préoccupant avec le pointage des polluants éternels (PFAS) et des tatouages (risque accru de cancers cutanés).
Pour sûr, l’éclairage attendu était au rendez-vous. Amatrices et amateurs de questionnements se sont régalés.
#science #arts #lettres #connaissance #emulation







Un contrat de progrès porteurs d’espoir pour l’eau
Le Département de Lot-et-Garonne et l’Agence de l’eau Adour-Garonne 💧renouvellent aujourd’hui leur coopération 🤝 en commission permanente sur fond d’inondation généralisée en vallée de Garonne 🌧.
Au delà des collaborations déjà engagées (assainissement collectif et individuel, suivi qualité des milieux aquatiques 🦈, …), de nouveaux chantiers ouverts sur les problématiques des nappes profondes, l’adaptation au changement climatique (alternance sécheresse 🥵et inondations🏞), évolution des pratiques agricoles 👨🌾 et industrielles 🏭, désimpermeabilisation, …
Plaisir aussi de valider les subventions d’installation aux jeunes agriculteurs 🚜🐮.
Intervention également concernant la justification des études foncières pour accompagner les mutations nécessaires, s’il se réalise, au projet de nouvelle ligne #LGV 🚅, s’il se réalise…
Il s’agit non seulement de sauvegarder la capacité d’exploiter les propriétés agricoles🌾 à cheval sur le tracé de la ligne 🛤, mais aussi de faire remonter les inquiétudes des paysans et des riverains (inondations, perturbations du réseau hydraulique, impact des vibrations générées par le trafic sur les élevages 🐄🦆🪿🐣…).
Une commission permanente courte mais riche de décisions importantes pour le territoire, y compris pour les aides aux structures et aux services auprès des personnes âgées 👵🧓. Un dossier 📂 présenté par ma collègue écologiste Annie Messina.





La météorologie à l’heure du questionnement de l’IA
Journée d’études nationale Agro-Météo 🌦🌬🌈🌳🌿🍊. Ouverture en tant que représentant du Département.
Les spécialistes nationaux 🇫🇷 de la prévision réunis à l’initiative de l’ACMG, Association climatologique de la moyenne Garonne, soutenue depuis sa création par Lot-et-Garonne, le Département.
La météorologie est en pleine mutation avec l’émergence de l’intelligence artificielle, mais les modèles gardent toute leur pertinence.
On aura parlé :
- Humectation🌱(humidité résiduelle sur les feuilles, engendrant du mildiou et nécessitant une approche fine pour limiter les traitements),
- Evapotranspiration 🌪 (capacité à restituer l’eau dans l’atmosphère… et donc à lutter contre le réchauffement climatique par rafraîchissement thermodynamique ❄️ / à voir aussi l’impact sur le phénomène de retrait-gonflement des argiles 🏠qui affecte les 2/3 des communes de Lot-et-Garonne),
- Aspersion sous frondaison (sous le couvert végétal) 💧,
- Augmentation du nombre de jours sans pluie🌧,
- Stagnation de rendements 🌾,
- Semis précoces, stress de fin de cycle 🌱,
- Phénologie (stades de croissance ce de la plante)🪴,
- Leviers d’adaptation et d’atténuation (diminuer les émissions de gaz à effet de serre),
- Sécurisation des Trajectoires des agriculteurs👨🌾🚜,
- Coconstruire avec l’agriculteur d’un plan d’action opérationnel 💪,
- Identification des freins au changement,
- Approches globales 🌍 avec solutions opérationnelles viables économiquement 💶.
Quelques déclarations choc aussi :
« 99% de mes collègues ne sont pas conscients de ce qui se passe 🫣 ! [ à propos de l’impact du changement climatique sur les cultures ]
Comment voulez-vous réagir quand vous ne comprenez pas ce qui se passe ? »
Nathalie Roussille, pdte de la Cave Coopérative des Vignerons de Buzet 🍇.
« Il faut opérer un changement de société pour permettre la résilience,
…On a des solutions au moins à court terme pour combattre ce qui nous arrive »
[retrouver la vie des sols avec l’agroécologie].
Irène Carasco, présidente d’Agro-bio 🫛🍆.
#changementclimatique #meteorologie #meteofrance #eau #garonne #agriculture








La vallée de Garonne toujours mobilisée pour Natura 2000



Mobilisation des communes, en particulier de #Moirax, #lepassage et #saintlaurent,
Engagement renouvelés d’agriculteurs 🐂🐮🐑
Périmètre en cours d’extension : l’année termine avec de belles perspectives pour la dynamique Natura 2000 🌱🌳🐝🐞🦋 le long de la #Garonne.
Un grand merci à celles et ceux qui soutiennent et font vivre cette action nécessaire pour une meilleur état des milieux naturels et une eau 💧🏞 moins polluée.
Un grand merci également pour la confiance renouvellée au comité de pilotage.
#eau #biodiversite #Natura2000 #MaisondeGaronne #agriculture #eaupotable