Nouvelle ligne TGV : peut (beaucoup) mieux faire !

Avancement du projet 🚅 de nouvelle ligne TGV Bordeaux-Toulouse présenté aux élus, aux associations environnementales et aux autorités concernées en préfecture cette semaine.
Les représentants des territoires soulignent le manque de précision du projet et manifestent leur inquiétude.
La prise en compte des efforts d’adaptation💡🤔 engagés localement n’est pas garantie, notamment en matière de mobilités douces 🚴🛴 réalisées, en projet ou en réflexion.
Étonnement général devant des objectifs restés figés sur ceux d’une enquête publique vieille de 12 ans (2014, base d’une déclaration d’utilité publique – DUP – prononcée en 2016, annulée en 2017 avant d’être rétablie définitivement).

Depuis, les besoins ont profondément évolué : crise énergétique ⛽️, crise climatique🌀, effondrement de la biodiversité 🐝, exigence d’interconnectivité 🚗 et d’intermodalité 🚲, risque de perturbation des écoulements des eaux💧 décuplé par des événements pluviométriques intenses 🌧, nécessité accrue de liaisons locales et de trains du quotidien🚉 (exactement le contraire du déferrement programmé de lignes de proximité).

Je suis personnellement intervenu en tant que conseiller départemental du canton de l’Ouest agenais (traversé de part en part et concerné par la possible future gare + la plate-forme de travaux) pour alerter sur les conditions de concertation du public et des collectivités.
Cette inquiétude concerne non seulement les Autorisations environnementales mais aussi la bonne intégration et adaptation des ouvrages, dont la gare.
Les conditions présentées par les opérateurs ne garantissent aux territoires ni la clarté, ni la prise en compte des attentes légitimes de celles et ceux qui seront impactés.
En clair, la concertation telle que présentée aurait lieu … après la passation des marchés !
Inacceptable.
Les lot-et-garonnais sont en droit d’attendre un service … et une réelle desserte locale.

(mes principales publications sur mon blog http://www.paulvovan.com)

#ouestagenais Canton de l’Ouest agenais #train #trainsduquotidien #desserte #servicepublic #LGV #TGV #GPSO #LNSO

Les vacances en vélo ? C’est top !

… et cette année c’était la descente de la Meuse. Faute de temps, après une rapide reconnaissance de la partie française depuis Langres en passant par Domremy-la-Pucelle, Neufchateau, Vaucouleurs, Verdun, départ en vélo de Givet (Ardennes) pour une entrée directe en Belgique.

Vraie différence culturelle sitôt la frontière passée : contact direct, tutoiement facile, humour et sourire. La Belgique est fidèle à sa réputation.

Des rives témoignant d’une activité industrielle persistante pas forcément des plus bucoliques mais toujours un bon accueil. Un agrément non prévu : la présence quasi permanente des oies sauvages devenues de vraies compagnons de route.

Arrêt à Namur puis passage à Liège pour atteindre Maastricht en Hollande pour notre deuxième jour.

Là, dégustation de tartes locales et visite de, tout simplement, la plus belle librairie du monde !

Poursuite du périple en 7 étapes qui nous auront permis d’apprécier la campagne et les bourgades hollandaises dans des conditions de circulation absolument impressionnantes : balisage, continuité et qualité des voies cyclables, informations, forte fréquentation mais respect mutuel des usagers permanent.

Le déplacement en bicyclette y est généralisé mais très encadré.

Toutes les pratiques cohabitent : randonneurs, promeneurs, sportifs, vélo-tafeurs, …

Tout le long du parcours, nous constatons le soin porté à l’habitat tant traditionnel que récent. La mise en valeur du patrimoine et de la nature impressionne.

Des moulins aux jardins, des églises aux zones naturelles, peu d’ombres au tableau.

Un itinéraire rythmé également par les passages d’un côté à l’autre de la Meuse en bac nous permettant de faire de sympathiques rencontres.

L’arrivée à Rotterdam aura rempli toutes ses promesses avec une fantaisie bien appréciable des concepteurs de cette Eurovélo19 : une dernière étape marquée par une liaison en bateau pour traverser le premier port d’Europe et sixième de la planète.

Et que dire de Rotterdam ! Une ville qui a su relever les défis de la reconstruction après une seconde guerre mondiale qui l’aura vue martyrisée et anéantie par l’envahisseur. Une créativité et une élégance affirmée à chaque coin de rue.

C’est promis : nous reviendrons.

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