Non au désarmement des politiques de l’eau !

Retour sur la session extraordinaire du 6 mars liée à la crise climatique 💧🌧 et environnementale majeure liées aux récentes #inondations.

Nous remercions collectivement les services publics et les bénévoles qui se sont mobilisés pour venir au secours des sinistrés. Pompiers du SDIS 47, gendarmes, forces armées mais aussi collectivités, simples citoyens et bénévoles, ils se sont mobilisés pour servir notre territoire.

Témoignage ému et applaudi du colonel directeur du SDIS évoquant l’engagement et la forte cohésion sur le terrain.

Nous sommes aussi réunis pour adopter les mesures d’urgence indispensables pour soutenir les sinistrés des toutes récentes inondations. En particulier les agriculteurs.

Indispensables (et je remercie les collègues et les techniciens qui y ont travaillé avec une efficacité remarquable), ces mesures n’ont d’utilité que si, en parallèle, nous nous mettons en capacité d’agir sur le long terme.

Car les inondations, (si vous ne l’avez pas remarqué …) c’est avant tout certes un phénomène naturel, mais aussi un problème de gestion de l’eau pour lequel nous avons des responsabilités.

Car les inondations, elle sont liées à la capacité des bassins versants d’absorber l’eau là où elle tombe. Cette capacité, elle dépend aussi de nous, elle dépend des politiques dont nous sommes responsables.

Elle dépend de ceux qui donnent les autorisations d’urbanisme et contribuent quoi qu’ils en disent à l’artificialisation des sols.

Elle dépend de ceux qui se plient ou non à appliquer de façon éclairée le Zéro artificialisation nette (ZAN),

Elle dépend des élus qui demain engageront ou non des politiques ambitieuses pour limiter les rejets d’eau pluviale dans la nature (noues végétalisées, ville éponge, renforcement de la végétalisation y compris pour son bénéfice climatique).

Elle dépend de ceux qui encourageront ou non des agricultures capables de capter l’humidité et de contenir la pluie au maximum dans les sols, avant qu’elle ne se précipite vers nappes ou les rivières, qui en hiver sont très vite saturées et qui vont, en débordant, provoquer des inondations.

Ce travail, au niveau départemental, nous y sommes engagés.

Nous y sommes engagés par notre participation régulière au Comité de bassin Adour Garonne, et notre financement de structures comme le SMBL-Syndicat mixte du bassin du Lot, le SAGE Nestes et Rivières de Gascogne (porté par le Département du Gers et qui concerne tout le sud de notre département), le SAGE du Ciron, le SAGE de la vallée de Dropt, l’Etablissement public Garonne et affluents pyrénéens.

Nous y sommes engagés par le financement des associations qui travaillent et informent sur le sujet : ACMG, Cluster Eau et Climat, Arbres et paysages 32 (replantation de haies) … et nous venons de voter lors de la dernière CP le nouveau Contrat de progrès pour mettre en commun des moyens avec l’Agence de l’Eau).

Nous y sommes engagés mais nous ne sommes pas aidés par un gouvernement irresponsable qui, pour calmer la colère agricole, a décidé de désarmer les politiques locales pour lui brandir les politiques de l’eau comme bouc émissaire.

Je parle de du #PremierMinistre Sébastien Lecornu qui, le 13 janvier dernier, pour calmer la colère agricole, a annoncé un moratoire sur les décisions locales relatives à la politique de l’eau. En clair : stopper et mettre un coup de frein aux travaux de discussion, de collaboration et de mise en synergie des différents acteurs engagés dans les stratégies de partage de l’eau.

Le 6 février ce ne sont pas moins de 5 présidents de comité de bassin, dont Alain Rousset pour le comité de bassin Adour Garonne, qui ont pris la parole, s’insurgeant contre ce désarmement.

S’en sont suivies quelques jours après, ironie du sort, les inondations qui font que nous sommes aujourd’hui réunis pour panser les plaies des plus affectés avec les moyens qui sont les nôtres.

S’en sont suivies les déclarations irresponsables en Gironde de la ministre de l’écologie Mme Barbut, désengageant l’Etat et renvoyant aux EPCI la responsabilité de financer la réparation et l’entretien des digues avec la fiscalité qu’elles peuvent désormais imposer à leurs contribuables via la taxe GEMAPI, notoirement insuffisante pour résoudre ces problèmes.

Cette attitude incompréhensible du gouvernement doit être dénoncée et on attend de nos parlementaires qu’ils s’emparent du sujet. Le sénateur Gillé de Gironde y travaille. Il est très engagé sur les travaux du SAGE Garonne et a été président comme notre collègue Jacques Bilirit du SMEAG.

A notre tour, il est de notre responsabilité d’être les plus engagés possibles dans les démarches collectives pour être au niveau des attentes de nos territoires.
Mais nous ne pourrons pas le faire seuls et aurons besoins de tous les partenaires concernés : usagers du quotidien, industriels et agriculteurs réunis dans des instances en capacité, et pas désarmées par leur tutelle.

Ma prise de parole sur le site du Département à 1h32’50’’

https://www.lotetgaronne.fr/medias/session-extraordinaire-liee-a-la-crise-climatique-et-environnementale

Ma revue de presse sur le sujet :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/08/le-gouvernement-lecornu-actionne-tous-les-leviers-pour-empecher-les-collectivites-de-proteger-leur-eau-au-risque-de-pietiner-l-etat-de-droit_6669941_3232.html

https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/gestion-de-leau-les-comites-de-bassin-se-rebiffent-contre-la-reprise-en-main-de-letat-20260206_TTS3UHKGT5ENDKRWO2MLFVB36Q/

https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/loi-durgence-agricole-lecornu-repond-a-la-revendication-de-la-fnsea-20260113_QL2BZBYM65H5NF7GMTZY55DM6Y/?poppConnect=true&redirected=5725

Mes principales publications sur mon blog http://www.paulvovan.com

#eau #inondations #CriseClimatique #politiquedeleau #territoires #agriculture #industrie #eaupotable #gouvernement

Inondations : « cette campagne est un fake »

Le temps des inondations 🌧🌊 n’est pas terminé.

Loin de là.

Tout laisse penser qu’elles reviendront désormais toujours plus souvent, toujours plus fort.

Comment les prévenir ?

A peine en sortons nous péniblement, les raclettes, les seaux et les murs encore humides que les fausses bonnes idées ont vite ressurgi, reprise des dragages et accélération de l’eau en tête.

Et pourtant nous ne manquons pas de spécialistes. Ils nous parlent de ville éponge, de renaturation, de solutions fondées sur la nature, de santé des sols, de zones humides …

Ils nous parlent aussi des effets délétères des remembrement, du désespoir, de solidarité, de maladie et même de santé mentale…

Mais voulons nous les écouter ?

A visionner impérativement :

C politique – Inondations : La France est-elle en danger ?https://www.france.tv/france-5/8173602-inondations_la_france_est_elle_en_danger.html?src_medium=4&src_campaign=inondations_la_france_est_elle_en_danger&src_aff_type=%5Bpartage_pageprogramme%5D

Extrait :

« Cette campagne 🏡 est un fake.

Elle n’a rien à voir avec ce qui se faisait autrefois….

Ce qui est très intéressant c’est que vos bassins versants 🏞, vos unités biologiques elles communiquent.

Si vous faites quelque chose en amont et réciproquement, si vous touchez à la biodiversité 🐝🐌🐞, et bien vous touchez à l’hydrologie 💧, vous touchez au climat 🌦.

Si vous touchez à l’agriculture 🚜, et bien vous touchez forcément à l’alimentation 🍽, donc vous touchez à la démographie 👨‍👩‍👧‍👦, donc vous touchez à la santé et ainsi de suite.

Ces 3 niveaux là, ils correspondent à 3 niveaux différents de collectivités… »

« … Nous avons redesigné nos espaces et nos paysages avec des ingénieries surpuissantes qui servent des intérêts économiques 💶💰colossaux et face à cela il faut que nous acceptions de dire ok !

… cette vie on peut avoir l’impression qu’elle a toujours été comme ça ce n’est pas vrai ça n’a que quelques décennies…

Nous devons accepter de regarder ces espaces et de dire voilà comment faire autrement.

… On parle beaucoup aujourd’hui de ville éponge 🧽 mais lui il préfère dire amphibie c’est à dire redonner une place à l’eau en repensant que l’eau n’est jamais ponctuelle encore une fois l’eau elle s’inscrit dans un cycle qui est un cycle.

… On ne peut jamais gérer l’eau 💧 comme si elle était ponctuellement activable par un robinet ou par une pompe, il faut prendre en compte l’intégralité du cycle et cela on l’a perdu de vue.

… Je ne parle même pas des élus … des élus nationaux 🇨🇵 aussi éloignés de la recherche 🔬🔭 et de la connaissance scientifique que ceux que nous avons aujourd’hui [localement] à tel point même qu’on a des discours publics de méfiance par rapport à la recherche 🤦‍♀️ … !

… On va culpabiliser les uns ou les autres mais comment pouvons-nous nous réapproprier l’eau ? Nous réapproprier culturellement les usages au quotidien, les usages qui sont différents des usages industriels… ? »

Autre émission référence  :

https://www.arte.tv/fr/videos/125544-126-A/28-minutes/?utm_source=android&utm_medium=share&utm_campaign=125544-126-A

Petite revue de presse :

« Le curage des cours d’eau n’est pas une solution contre les inondations » L’hydrologue Yves Tramblay explique pourquoi curages et dragages ne peuvent être le remède miracle aux inondations.
https://www.ouest-france.fr/meteo/inondation/le-curage-des-cours-deau-nest-pas-une-solution-contre-les-inondations-acf459f4-0c20-11f1-b839-4d59eb76df60

Eminent article de Mediapart :
https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/240226/hold-micka-derriere-les-crues-le-deficit-d-adaptation-1?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5

Extraits :
« Avant 2018, nous avions pour objectif principal de faire croître la population sur notre territoire, poursuit le maire. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. L’axe majeur de nos politiques publiques, c’est l’aménagement du territoire. L’urbanisation menée dans les années 1960 et 1970 a rendu nos territoires vulnérables, elle a corseté les cours d’eau et bétonné autour, ce qui a pour effet d’accélérer le courant. Si l’on veut être plus résilients à présent, il faut faire l’inverse : permettre aux cours d’eau de ralentir. »

Avec des méthodes agricoles moins intensives, on aurait pu atténuer le ruissellement des eaux.

Désurbaniser et renaturer les berges, donc, mais aussi replanter des arbres dans les parcelles agricoles et réaménager des méandres là où les cours d’eau ont été transformés en lignes droites : pour que l’eau puisse être absorbée dans les sols et éviter qu’elle ruisselle et inonde, différentes perspectives existent…. »
(Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue)

Ou encore :
« Les chambres d’agriculture de l’Aube et de la Haute-Marne ont révélé que sur des parcelles où était pratiquée une agriculture de conservation des sols [agriculture sans labour – ndlr], les champs qui contenaient 1 à 2 tonnes de vers de terre par hectare pouvaient absorber 160 à 360 millimètres de pluie par heure, explique l’autrice à Mediapart. Là, il est tombé en France sur plus d’une trentaine de jours jusqu’à 400 millimètres d’eau… Avec des méthodes agricoles moins intensives, on aurait pu atténuer le ruissellement des eaux. »


Tout aussi éminent article du Monde sur la problématique des digues et l’irresponsable rejet de cette problématique sur les collectivités locales :https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/02/21/inondations-dans-le-sud-ouest-les-digues-de-la-discorde_6667645_3244.html


Et bien sûr le dernier éditorial de Denis Cheissoux qui nous parle de #Garonne !


https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/co2-mon-amour/co2-mon-amour-du-dimanche-22-fevrier-2026-6779462

La vallée de Garonne toujours mobilisée pour Natura 2000

Mobilisation des communes, en particulier de #Moirax, #lepassage et #saintlaurent,
Engagement renouvelés d’agriculteurs 🐂🐮🐑
Périmètre en cours d’extension : l’année termine avec de belles perspectives pour la dynamique Natura 2000 🌱🌳🐝🐞🦋 le long de la #Garonne.
Un grand merci à celles et ceux qui soutiennent et font vivre cette action nécessaire pour une meilleur état des milieux naturels et une eau 💧🏞 moins polluée.
Un grand merci également pour la confiance renouvellée au comité de pilotage.


#eau #biodiversite #Natura2000 #MaisondeGaronne #agriculture #eaupotable

LGV : Foncier et écologie étroitement mêlés

Faut-il engager une démarche encadrée pour résoudre les problèmes de foncier engendrés par le projet de future ligne #LGV ?
Telle était la question posée à Sainte-Colombe-en-Bruilhois et à Layrac aux commissions intercommunales d’aménagement foncier de ce jour (Il ne s’agissait pas de parler de l’opportunité du projet)
Réponse affirmative dans les deux cas : si le projet se fait, cette démarche atténuera les impacts négatifs sur les riverains et surtout cela donnera des possibilités de négociations élargies aux agriculteurs.
Dans ce contexte, des questions environnementales se sont imposées dans le débat.

Elles concernaient le déplacement des masses d’eau 💧 dans les sites traversés et ont porté sur :
– Le transfert d’eau des coteaux vers la Garonne,
– La circulations des eaux de ruissellement et le fonctionnement des nappes phréatiques.

Dans tous les cas, il sera nécessaire de modéliser ces déplacements pour mieux comprendre et minimiser l’impact de l’infrastructure sur le milieu naturel et perturber au minimum les exploitations agricoles.

#agriculture #foncier #eau #ecologie #nappes #LGV

J’ai fait un rêve.



J’ai rêvé d’une ville où se déplacer ne serait plus un parcours du combattant,

J’ai rêvé d’une ville où la confrontation ne serait plus la règle, où chaque usager aurait sa place sans être obligé d’empiéter sur l’espace de l’autre et de le mettre en danger,

J’ai rêvé d’une ville où le partage de la rue serait naturel, où la courtoisie et l’égard pour l’autre serait de rigueur,

D’une ville où la végétalisation ne serait pas qu’un alibi, une pincée de persil sur le steak de la bétonisation,

D’une ville où la pédagogie, le dialogue et la signalisation seraient les étapes incontournables avant toute interdiction verticale,

J’ai rêvé d’une ville où les alternatives à la voiture : mobilités douces et transports en commun seraient facilités et non interdits, dans le plus grand respect des uns et des autres,

J’ai rêvé d’une ville ou le passage d’un type de mobilité à l’autre serait simple et attractif, où garer sa voiture pour prendre un vélo ou le bus serait gratuit et rapide,

J’ai rêvé d’une ville où les techniciens prendraient l’avis des usagers avant toute intervention dans l’espace public,

D’une ville où les commerçants participeraient à la conception, seraient avertis à temps avant le démarrage des travaux et où leurs pertes d’activité serait prise en considération,

D’une ville où les femmes et les hommes de l’art seraient invités à travailler au service des habitants et à les rencontrer avant de prendre le crayon, au lieu d’être écartés et d’être obligés de pratiquer ailleurs,

J’ai rêvé d’une ville où chacun trouverait sa place dans un espace public renouvelé, sans routes défoncées : familles et en particulier nos plus jeunes et nos plus âgés, ouvriers, artisans, personnes en situation de handicap, livreurs, employés …

Et je me suis réveillé.

(Très humblement inspiré de Martin Luther King)

#mobilité #urbanisme #transportspublics #pieton #velo #accessibilite #voiture #habiterautrement

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