A Grenoble, les Journées d’un été éprouvant

« Maintenant, aidez-nous ! »
« Il faut faire monter la pression pour que cette loi [de soutien aux pompiers] soit votée ! »Standing ovation pour nos pompiers lors de cette réunion plénière des Journées d’Eté des Ecologistes à Grenoble en présence de l’intersyndicale des sapeurs pompiers et Sandra Regol, députée Ecologistes du Bas-Rhin.


Rencontre aussi avec nos collègues élu.e.s des autres villes et départements.
Un point utile sur nos mandats, nos projets et les problématiques auxquelles nous sommes confrontés dans nos territoires.
Parmi tous les autres thèmes abordés dans les ateliers, j’ai pu assister notamment à :

Les territoires méprisés de la République.

Avec notamment Léon Thébault-Maviel, maire écologiste d’une petite commune de l’Aveyron.
Ruralités, quartiers populaires, outre-mers :
témoignages d’élus et d’associatifs agissant contre les fractures territoriales, l’accès limité à l’emploi, les inégalités devant les mobilités [impossibilité de vivre sans la voiture 🚗 individuelle], la rupture du parcours de formation, les opportunités d’accès réduits aux études supérieures.
« En Aveyron, si on n’a pas de voiture. On ne peut même pas aller prendre le train ! »
« Faisons de nos territoires ruraux les lieux d’expérimentation ! »


Se loger dignement : faire du logement un droit effectif pour toutes et tous.
« L’espérance de vie dans la rue, c’est 49 ans ».
Evocation des zones de campement pour sans abris, des maraudes canicules, des animaux des sans abris, des zones de refuge climatique pour gens du voyage,

Israël / Palestine : agir dans un contexte de violation des droits humains.
L’application du droit international interroge.
Autres questionnement posés sur les possibilités d’action à partir de la France :
– Le boycott des entreprises qui participent à l’économie des colonies israélienne,
– L’arrêt des ventes d’armes à Israël,
– La suspension ou le jumelage des collectivités avec les villes israéliennes dirigées par des maires pro-colonnisation.
En présence de représentants du collectif BDS France

La fiscalité : levier ďégalité et de bifurcation écologique.
En présence d’Eva Sas, députée Ecologiste de Paris.
Une fiscalit à repenser !
Un atelier pouvant paraître d’un abord assez peu engageant mais au final particulièrement riche et concret.
Parmi les freins :
Les gros investissements nécessaires,
La structure des marchés et l’amortissements des investissements.
Les solutions :
Planifier (fixer des objectifs, des indicateurs, des feuilles de route, … avec les moyens en face)
Utiliser le prix comme un signal (en agissant par exemple par le biais de subventions, …)
Agir que les règles comptables (limiter les bénéfices toxiques)
Determiner des indicateurs de conformité réglementaire,
Encadrer les marchés (sortir de l’offre les produits les plus néfastes)
Créer un business modèle vertueux quitte à mettre en oeuvre des solutions contraignantes (ex : contrôle technique, dépollution … : n’existe pas sans réglementation !)
Limiter les possibilités d’accumulation du capital,
S’écarter d’un modèle qui épuise les ressources et concentre les richesses,
Mettre en place une TVA écologique : taux forts sur les produits néfastes pour le climat.
Imposer plus les multinationales (passer de 1 à 2%,Verdir le crédit impôt recherche,Supprimer les crédits d’impôts pour les entreprises localisées dans les paradis fiscaux,
Limiter la taxation de transmission des entreprises vertueuses (ex Biocoop) …

Des Journées d’été des Ecologistes fourmillant toujours autant d’idées 💡, de solutions 💪 et de réflexions 🧠.
Remarquable intervention à l’ouverture de cette année présidentielle de Marine Tondelier qui évoque … le Duc d’Aiguillon #lotetgaronne !

(A la minute 9 environ 😉) :

https://youtu.be/H7LEx5IPNZQ?si=PEGj6nCaYFdFikzx

« Cet été nos forêts brûlent, comme les châteaux cette année là… »

#JDE2026 #collegues #militant Les Écologistes Lot-et-Garonne #aiguillon #ecologie #fiscalite #partage #expériences #terrain

Sale temps pour la planète, la suite : « Les solutions existent. A nous de nous en saisir ! »

Ma dernière publication sur les réseaux et sur mon blog ayant fait l’objet de vives réactions retranscrites par la presse, certaines réponses doivent être données.

Je note en premier lieu la solidarité affichée aux pompiers engagés sur le terrain et aux populations impactées par les actuels terribles incendies. C’est à souligner et c’est positif.

Je note aussi malheureusement un acharnement rageux contre le monde de l’écologie.
Il n’est pas surprenant et tellement dans l’air du temps tant certains médias notamment nationaux se sont pris d’amour pour les climatosceptiques et les anti-environnementalistes. Cette légitimation, outre le fait d’être savamment orchestrée par un alignement sur les tendances les plus réactionnaires, semble aujourd’hui plus rentable et vendable que d’exposer posément les problèmes et les réponses données par les scientifiques.
C’est une tendance lourde qui pèsera lourd dans les urnes et ceux qui y contribuent doivent mesurer l’impact désastreux non seulement sur leur environnement proche, mais aussi sur l’anxiété qui en résulte.

Concernant la contestation de la loi d’urgence agricole, s’il est vrai que les Ecologistes ont été les plus en vue, il n’en demeure pas moins que cette loi est contestée unanimement par la gauche qui regroupe la très grosse majorité des votes contre.
Bien dommage que seuls les Ecologistes soient interrogés à ce sujet.
Pour ses articles les moins acceptables et les plus scandaleux (dont la réintroduction possible de pesticides unanimement reconnus comme dangereux et générateurs de cancers), ils seront tranchés par le Conseil constitutionnel.

L’aspect de cette loi, certes moins compréhensible pour le grand public, qui concerne la gouvernance de la gestion de l’eau qui s’en trouvera fortement déstabilisée, n’est que peu commenté. C’est bien dommage.
En effet, de cette gouvernance est partagée avec tous les usagers : citoyens, industriels et agriculteurs. Ils définissent ensemble les orientations à prendre sur nos territoires pour mieux gérer cette ressource.
D’année en année, on le voit toutes et tous, la question de l’eau devient centrale.

Cette loi qui, par ailleurs, permet à l’Etat de surseoir aux décisions prises collégialement avec les acteurs locaux est dangereuse. De nombreuses initiatives trans-partisanes n’ont pas été entendues (auxquelles ont participé notamment les principaux acteurs de l’eau dont le Comité de bassin Adour-Garonne – voir article cité plus bas).

Là aussi c’est très dommage pour la démocratie locale et la décentralisation.

J’ai aussi relevé, dans les réactions à ma publication, la pénible reprise de récentes cabales concernant la présumée opposition du monde de l’écologie à l’entretien des pares-feux. Elle est totalement infondée. Cette cabale remonte à la surinterprétation et la déformation de positions prises quant aux droits d’usage dans ces pares-feux. Ceci alors même que ces positions étaient soutenues non seulement par une sénatrice écologiste, mais aussi par une députée macroniste et un maire LR, tous élus de territoire.
S’en est suivie une séquence très visible dans une émission de grande écoute pointant du doigt une prétendue opposition de la seule sénatrice écologiste à l’entretien des mêmes pares-feux. Incompréhensible, déformé et non fondé.

Enfin, la mise en cause des principes écologiques dans la gestion des cours d’eau des Landes est quant à elle juste une affirmation qui interroge. En effet, cette gestion repose sur des principes reconnus et partagés qui ne visent qu’à ralentir l’écoulement des eaux pour qu’elles s’infiltrent sur place et ainsi qu’elles soutiennent les zones humides, le niveau des nappes et des rivières.

Au demeurant et bien malheureusement, je n’ai pas relevé de commentaires sérieux sur les articles scientifiques que j’ai cités et qui sont jointes à ma publication. C’est bien dommage car une partie des solutions y est intégrée.

En résumé, la situation très grave dans laquelle nous sommes appelle à la responsabilité et au dialogue. Les commentaires injurieux et empreints de désinformation n’ont plus leur place.

Voter des lois clivantes et démagogues pour faire mine de satisfaire (à tort) telle ou telle population ou intérêts est à proscrire tant l’urgence est là et tant les populations souffrent et souffriront.

La politique de l’autruche et la vindicte publique cache une irresponsabilité dont les générations futures nous accuseront, à raison. D’ailleurs, elles nous accusent déjà.

Les solutions existent. A nous de nous en saisir.

Lire aussi :

« Les forêts brûlent et nos parlementaires ont voté allègrement une énième loi de régression environnementale » : élu et militant écologiste, Paul Vo Van rallume la polémique
https://www.ladepeche.fr/2026/07/28/les-forets-brulent-et-nos-parlementaires-ont-vote-allegrement-une-enieme-loi-de-regression-environnementale-elu-et-militant-ecologiste-paul-vo-van-13485561.php

https://www.nouvelobs.com/ecologie/20260725.OBS116943/incendies-il-n-y-a-pas-de-conscience-ecologique-qui-se-reveille-au-c-ur-des-flammes.html

Le démenti des accusations calomnieuses à l’encontre des Écologistes :

https://www.facebook.com/share/1ML8dVb6U8/

Gestion de l’eau : les comités de bassin se rebiffent contre la reprise en main de l’Etat
https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/gestion-de-leau-les-comites-de-bassin-se-rebiffent-contre-la-reprise-en-main-de-letat-20260206_TTS3UHKGT5ENDKRWO2MLFVB36Q/

https://www.facebook.com/share/p/1MAnud76GV/

L’article paru en ligne le 31 juillet suite à la publication de cette tribune :


« Une pénible reprise de récentes cabales concernant la présumée opposition du monde de l’écologie à l’entretien des pare-feu » : la mise au point de l’élu agenais Paul Vo Van
https://www.ladepeche.fr/2026/07/31/une-penible-reprise-de-recentes-cabales-concernant-la-presumee-opposition-du-monde-de-lecologie-a-lentretien-des-pare-feu-la-mise-au-point-de-lelu-13491782.php


Sale temps pour la planète

Semaine d’enfer pour l’écologie 🌻. Les forêts brûlent 🔥, des soldats du feu 👨🏾‍🚒 combattent au risque deleur vie, la biodiversité 🦌🐿🦔🦆 agonise et nos parlementaires 🏛 votent allègrement une énième loi 📃de régression environnementale.

La loi d’urgence agricole emboîte le pas des lobbies 💰et de la loi Omnibus européenne 🇪🇺 qui détricote le Green deal 🌳pourtant patiemment et durement obtenu, faisant de l’Europe un modèle🥇.

Les impacts du changement climatique 🌀🥵 ne sont donc pas assez visibles ?

Concrètement, cette loi scélérate :

– ouvre la voie vers une dérogation pour l’utilisation de pesticides ⚠️ interdits (l’acétamipride et le flupyradifurone), reconnus unanimement comme nocifs par le monde médical et scientifique pour la santé de ceux qui les ingèrent, insectes 🐝🐞 ou non, dont nos enfants 👨‍👩‍👧‍👦,

– désarme la gouvernance locale de l’eau💧 en permettant aux préfets de déroger aux règles du Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (SAGE) local, véritable instrument partagé de gestion de l’eau,

– déstabilise ces instances démocratiques de terrain en modifiant leurs équilibres,

– n’encourage toujours pas le recours aux vraies solutions d’avenir et agronomiquement vérifiées, centrées sur la préservation des sols 🏞, la diversification des cultures 🌾🌿🥕🌶🍅🫛et le recours massif à l’agroécologie.

Et, comble de l’ironie, les signataires ✒️ de cette loi sont issus des mêmes partis qui s’acharnent à défendre une politique agricole européenne mortifère basée sur le libre-échange 💶 et un productivisme délétère.

Sale temps pour la planète 🌍 😰

(Mes principales publications sur mon blog http://www.paulvovan.com )

Mes sources :

https://www.reussir.fr/loi-durgence-agricole-que-contient-le-texte-lissue-des-debats

https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/07/21/le-projet-de-loi-d-urgence-agricole-adopte-dans-la-cacophonie-par-une-assemblee-nationale-fracturee-sur-les-pesticides_6728117_823448.html

https://www.amnesty.fr/actualites/la-loi-omnibus-ou-le-brutal-demantelement-de-norme/

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-vendredi-24-juillet-2026-7515963?at_medium=newsletter&at_campaign=inter_quoti_edito&at_chaine=france_inter&at_date=2026-07-24&at_position=1

https://www.inrae.fr/actualites/etude-experimentale-menee-10-ans-montre-potentiel-systemes-production-agricoles-pesticides

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/sans-aucun-pesticide-pendant-dix-ans-l-experience-de-l-inrae-qui-bouscule-les-modeles-agricoles_193143

Illustrations : les feux au 24 juillet

#climat #incendies #FEU #secheresse #planete #Biodiversite #Cancer #cancerpediatrique

Non au désarmement des politiques de l’eau !

Retour sur la session extraordinaire du 6 mars liée à la crise climatique 💧🌧 et environnementale majeure liées aux récentes #inondations.

Nous remercions collectivement les services publics et les bénévoles qui se sont mobilisés pour venir au secours des sinistrés. Pompiers du SDIS 47, gendarmes, forces armées mais aussi collectivités, simples citoyens et bénévoles, ils se sont mobilisés pour servir notre territoire.

Témoignage ému et applaudi du colonel directeur du SDIS évoquant l’engagement et la forte cohésion sur le terrain.

Nous sommes aussi réunis pour adopter les mesures d’urgence indispensables pour soutenir les sinistrés des toutes récentes inondations. En particulier les agriculteurs.

Indispensables (et je remercie les collègues et les techniciens qui y ont travaillé avec une efficacité remarquable), ces mesures n’ont d’utilité que si, en parallèle, nous nous mettons en capacité d’agir sur le long terme.

Car les inondations, (si vous ne l’avez pas remarqué …) c’est avant tout certes un phénomène naturel, mais aussi un problème de gestion de l’eau pour lequel nous avons des responsabilités.

Car les inondations, elle sont liées à la capacité des bassins versants d’absorber l’eau là où elle tombe. Cette capacité, elle dépend aussi de nous, elle dépend des politiques dont nous sommes responsables.

Elle dépend de ceux qui donnent les autorisations d’urbanisme et contribuent quoi qu’ils en disent à l’artificialisation des sols.

Elle dépend de ceux qui se plient ou non à appliquer de façon éclairée le Zéro artificialisation nette (ZAN),

Elle dépend des élus qui demain engageront ou non des politiques ambitieuses pour limiter les rejets d’eau pluviale dans la nature (noues végétalisées, ville éponge, renforcement de la végétalisation y compris pour son bénéfice climatique).

Elle dépend de ceux qui encourageront ou non des agricultures capables de capter l’humidité et de contenir la pluie au maximum dans les sols, avant qu’elle ne se précipite vers nappes ou les rivières, qui en hiver sont très vite saturées et qui vont, en débordant, provoquer des inondations.

Ce travail, au niveau départemental, nous y sommes engagés.

Nous y sommes engagés par notre participation régulière au Comité de bassin Adour Garonne, et notre financement de structures comme le SMBL-Syndicat mixte du bassin du Lot, le SAGE Nestes et Rivières de Gascogne (porté par le Département du Gers et qui concerne tout le sud de notre département), le SAGE du Ciron, le SAGE de la vallée de Dropt, l’Etablissement public Garonne et affluents pyrénéens.

Nous y sommes engagés par le financement des associations qui travaillent et informent sur le sujet : ACMG, Cluster Eau et Climat, Arbres et paysages 32 (replantation de haies) … et nous venons de voter lors de la dernière CP le nouveau Contrat de progrès pour mettre en commun des moyens avec l’Agence de l’Eau).

Nous y sommes engagés mais nous ne sommes pas aidés par un gouvernement irresponsable qui, pour calmer la colère agricole, a décidé de désarmer les politiques locales pour lui brandir les politiques de l’eau comme bouc émissaire.

Je parle de du #PremierMinistre Sébastien Lecornu qui, le 13 janvier dernier, pour calmer la colère agricole, a annoncé un moratoire sur les décisions locales relatives à la politique de l’eau. En clair : stopper et mettre un coup de frein aux travaux de discussion, de collaboration et de mise en synergie des différents acteurs engagés dans les stratégies de partage de l’eau.

Le 6 février ce ne sont pas moins de 5 présidents de comité de bassin, dont Alain Rousset pour le comité de bassin Adour Garonne, qui ont pris la parole, s’insurgeant contre ce désarmement.

S’en sont suivies quelques jours après, ironie du sort, les inondations qui font que nous sommes aujourd’hui réunis pour panser les plaies des plus affectés avec les moyens qui sont les nôtres.

S’en sont suivies les déclarations irresponsables en Gironde de la ministre de l’écologie Mme Barbut, désengageant l’Etat et renvoyant aux EPCI la responsabilité de financer la réparation et l’entretien des digues avec la fiscalité qu’elles peuvent désormais imposer à leurs contribuables via la taxe GEMAPI, notoirement insuffisante pour résoudre ces problèmes.

Cette attitude incompréhensible du gouvernement doit être dénoncée et on attend de nos parlementaires qu’ils s’emparent du sujet. Le sénateur Gillé de Gironde y travaille. Il est très engagé sur les travaux du SAGE Garonne et a été président comme notre collègue Jacques Bilirit du SMEAG.

A notre tour, il est de notre responsabilité d’être les plus engagés possibles dans les démarches collectives pour être au niveau des attentes de nos territoires.
Mais nous ne pourrons pas le faire seuls et aurons besoins de tous les partenaires concernés : usagers du quotidien, industriels et agriculteurs réunis dans des instances en capacité, et pas désarmées par leur tutelle.

Ma prise de parole sur le site du Département à 1h32’50’’

https://www.lotetgaronne.fr/medias/session-extraordinaire-liee-a-la-crise-climatique-et-environnementale

Ma revue de presse sur le sujet :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/08/le-gouvernement-lecornu-actionne-tous-les-leviers-pour-empecher-les-collectivites-de-proteger-leur-eau-au-risque-de-pietiner-l-etat-de-droit_6669941_3232.html

https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/gestion-de-leau-les-comites-de-bassin-se-rebiffent-contre-la-reprise-en-main-de-letat-20260206_TTS3UHKGT5ENDKRWO2MLFVB36Q/

https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/loi-durgence-agricole-lecornu-repond-a-la-revendication-de-la-fnsea-20260113_QL2BZBYM65H5NF7GMTZY55DM6Y/?poppConnect=true&redirected=5725

Mes principales publications sur mon blog http://www.paulvovan.com

#eau #inondations #CriseClimatique #politiquedeleau #territoires #agriculture #industrie #eaupotable #gouvernement

Inondations : « cette campagne est un fake »

Le temps des inondations 🌧🌊 n’est pas terminé.

Loin de là.

Tout laisse penser qu’elles reviendront désormais toujours plus souvent, toujours plus fort.

Comment les prévenir ?

A peine en sortons nous péniblement, les raclettes, les seaux et les murs encore humides que les fausses bonnes idées ont vite ressurgi, reprise des dragages et accélération de l’eau en tête.

Et pourtant nous ne manquons pas de spécialistes. Ils nous parlent de ville éponge, de renaturation, de solutions fondées sur la nature, de santé des sols, de zones humides …

Ils nous parlent aussi des effets délétères des remembrement, du désespoir, de solidarité, de maladie et même de santé mentale…

Mais voulons nous les écouter ?

A visionner impérativement :

C politique – Inondations : La France est-elle en danger ?https://www.france.tv/france-5/8173602-inondations_la_france_est_elle_en_danger.html?src_medium=4&src_campaign=inondations_la_france_est_elle_en_danger&src_aff_type=%5Bpartage_pageprogramme%5D

Extrait :

« Cette campagne 🏡 est un fake.

Elle n’a rien à voir avec ce qui se faisait autrefois….

Ce qui est très intéressant c’est que vos bassins versants 🏞, vos unités biologiques elles communiquent.

Si vous faites quelque chose en amont et réciproquement, si vous touchez à la biodiversité 🐝🐌🐞, et bien vous touchez à l’hydrologie 💧, vous touchez au climat 🌦.

Si vous touchez à l’agriculture 🚜, et bien vous touchez forcément à l’alimentation 🍽, donc vous touchez à la démographie 👨‍👩‍👧‍👦, donc vous touchez à la santé et ainsi de suite.

Ces 3 niveaux là, ils correspondent à 3 niveaux différents de collectivités… »

« … Nous avons redesigné nos espaces et nos paysages avec des ingénieries surpuissantes qui servent des intérêts économiques 💶💰colossaux et face à cela il faut que nous acceptions de dire ok !

… cette vie on peut avoir l’impression qu’elle a toujours été comme ça ce n’est pas vrai ça n’a que quelques décennies…

Nous devons accepter de regarder ces espaces et de dire voilà comment faire autrement.

… On parle beaucoup aujourd’hui de ville éponge 🧽 mais lui il préfère dire amphibie c’est à dire redonner une place à l’eau en repensant que l’eau n’est jamais ponctuelle encore une fois l’eau elle s’inscrit dans un cycle qui est un cycle.

… On ne peut jamais gérer l’eau 💧 comme si elle était ponctuellement activable par un robinet ou par une pompe, il faut prendre en compte l’intégralité du cycle et cela on l’a perdu de vue.

… Je ne parle même pas des élus … des élus nationaux 🇨🇵 aussi éloignés de la recherche 🔬🔭 et de la connaissance scientifique que ceux que nous avons aujourd’hui [localement] à tel point même qu’on a des discours publics de méfiance par rapport à la recherche 🤦‍♀️ … !

… On va culpabiliser les uns ou les autres mais comment pouvons-nous nous réapproprier l’eau ? Nous réapproprier culturellement les usages au quotidien, les usages qui sont différents des usages industriels… ? »

Autre émission référence  :

https://www.arte.tv/fr/videos/125544-126-A/28-minutes/?utm_source=android&utm_medium=share&utm_campaign=125544-126-A

Petite revue de presse :

« Le curage des cours d’eau n’est pas une solution contre les inondations » L’hydrologue Yves Tramblay explique pourquoi curages et dragages ne peuvent être le remède miracle aux inondations.
https://www.ouest-france.fr/meteo/inondation/le-curage-des-cours-deau-nest-pas-une-solution-contre-les-inondations-acf459f4-0c20-11f1-b839-4d59eb76df60

Eminent article de Mediapart :
https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/240226/hold-micka-derriere-les-crues-le-deficit-d-adaptation-1?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5

Extraits :
« Avant 2018, nous avions pour objectif principal de faire croître la population sur notre territoire, poursuit le maire. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. L’axe majeur de nos politiques publiques, c’est l’aménagement du territoire. L’urbanisation menée dans les années 1960 et 1970 a rendu nos territoires vulnérables, elle a corseté les cours d’eau et bétonné autour, ce qui a pour effet d’accélérer le courant. Si l’on veut être plus résilients à présent, il faut faire l’inverse : permettre aux cours d’eau de ralentir. »

Avec des méthodes agricoles moins intensives, on aurait pu atténuer le ruissellement des eaux.

Désurbaniser et renaturer les berges, donc, mais aussi replanter des arbres dans les parcelles agricoles et réaménager des méandres là où les cours d’eau ont été transformés en lignes droites : pour que l’eau puisse être absorbée dans les sols et éviter qu’elle ruisselle et inonde, différentes perspectives existent…. »
(Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue)

Ou encore :
« Les chambres d’agriculture de l’Aube et de la Haute-Marne ont révélé que sur des parcelles où était pratiquée une agriculture de conservation des sols [agriculture sans labour – ndlr], les champs qui contenaient 1 à 2 tonnes de vers de terre par hectare pouvaient absorber 160 à 360 millimètres de pluie par heure, explique l’autrice à Mediapart. Là, il est tombé en France sur plus d’une trentaine de jours jusqu’à 400 millimètres d’eau… Avec des méthodes agricoles moins intensives, on aurait pu atténuer le ruissellement des eaux. »


Tout aussi éminent article du Monde sur la problématique des digues et l’irresponsable rejet de cette problématique sur les collectivités locales :https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/02/21/inondations-dans-le-sud-ouest-les-digues-de-la-discorde_6667645_3244.html


Et bien sûr le dernier éditorial de Denis Cheissoux qui nous parle de #Garonne !


https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/co2-mon-amour/co2-mon-amour-du-dimanche-22-fevrier-2026-6779462

250 ans et toujours alerte

250 ème anniversaire de l’Académie des sciences🔬, lettres✒️ et arts 👩‍🎨 🎼 d’Agen.
Une institution créée notamment par Paganel, Lacépède, Lacuée et Lamouroux, mobilisée pour produire et transmettre la connaissance, et pas seulement l’histoire locale.
Un vivier d’amateurs liés par l’émulation, le débat et la co-construction des savoirs.
Deux conférences au menu : l’une sur les sociétés savantes, l’autre sur les enjeux de la santé 🩺et de l’alimentation🍴.
Pesticides, polluants éternels (PFAS), aliments ultra transformés, antibiotiques 🦠, nématodes contenus dans les poissons 🐟 crus… : suffisamment d’alertes pour questionner nos assiettes🍽 sous peine de s’exposer à un risque surmutiplié de cancers ou autres maladies.
Coup d’œil aussi sur le domaine connexe de la santé environnementale tout aussi préoccupant avec le pointage des polluants éternels (PFAS) et des tatouages (risque accru de cancers cutanés).
Pour sûr, l’éclairage attendu était au rendez-vous. Amatrices et amateurs de questionnements se sont régalés.

#science #arts #lettres #connaissance #emulation

Un contrat de progrès porteurs d’espoir pour l’eau

Le Département de Lot-et-Garonne et l’Agence de l’eau Adour-Garonne 💧renouvellent aujourd’hui leur coopération 🤝 en commission permanente sur fond d’inondation généralisée en vallée de Garonne 🌧.
Au delà des collaborations déjà engagées (assainissement collectif et individuel, suivi qualité des milieux aquatiques 🦈, …), de nouveaux chantiers ouverts sur les problématiques des nappes profondes, l’adaptation au changement climatique (alternance sécheresse 🥵et inondations🏞), évolution des pratiques agricoles 👨‍🌾 et industrielles 🏭, désimpermeabilisation, …

Plaisir aussi de valider les subventions d’installation aux jeunes agriculteurs 🚜🐮.

Intervention également concernant la justification des études foncières pour accompagner les mutations nécessaires, s’il se réalise, au projet de nouvelle ligne #LGV 🚅, s’il se réalise…
Il s’agit non seulement de sauvegarder la capacité d’exploiter les propriétés agricoles🌾 à cheval sur le tracé de la ligne 🛤, mais aussi de faire remonter les inquiétudes des paysans et des riverains (inondations, perturbations du réseau hydraulique, impact des vibrations générées par le trafic sur les élevages 🐄🦆🪿🐣…).

Une commission permanente courte mais riche de décisions importantes pour le territoire, y compris pour les aides aux structures et aux  services auprès des personnes âgées 👵🧓. Un dossier 📂 présenté par ma collègue écologiste Annie Messina.

La vallée de Garonne toujours mobilisée pour Natura 2000

Mobilisation des communes, en particulier de #Moirax, #lepassage et #saintlaurent,
Engagement renouvelés d’agriculteurs 🐂🐮🐑
Périmètre en cours d’extension : l’année termine avec de belles perspectives pour la dynamique Natura 2000 🌱🌳🐝🐞🦋 le long de la #Garonne.
Un grand merci à celles et ceux qui soutiennent et font vivre cette action nécessaire pour une meilleur état des milieux naturels et une eau 💧🏞 moins polluée.
Un grand merci également pour la confiance renouvellée au comité de pilotage.


#eau #biodiversite #Natura2000 #MaisondeGaronne #agriculture #eaupotable

Qui a dit énergie = emmerdements ?

« Quand on parle d’énergie ⚡️, on parle souvent du remplacement d’un #emmerdement par un autre emmerdement ».

Eminente animation (et conclusion) par l’inoxydable Denis Cheissoux aux relances toujours aussi saignantes pour cette 3ème édition du forum Eau Énergie Territoire organisé par l’ #IFTS à Foulayronnes sur le thème « Décarboner les villes et les territoires : clé 🔑 pour un environnement meilleur ? »

Éclairages pertinents et remarquable mise en perspective de la dépendance entre les problématiques de l’eau 💧et de l’air 🌬.

Autres messages relevés :

« C’est la nature qui nous tend la facture.

La qualité de l’air 🌬 c’est 3300 décès ⚰️ anticipés en Nouvelle-Aquitaine tous les ans 😱 (… et 40 000 en France 🤯 !)

Le défi de l’eau 💧 est complètement réalisable, … mais il faut s’y mettre maintenant 🕓 !

Dans le monde, 90% de l’eau 💧 qu’on utilise sert à produire des biens économiques 💶💵.

Aujourd’hui, acheter un tee-shirt 👕 à 2 euros 💶 n’a pas de cohérence économique : il ne prend pas en compte l’impact écologique du coton utilisé et surtout pas toute l’eau gaspillée et polluée rejetée directement dans le milieu naturel.

L’empreinte numérique 💻est due à 65% au matériel électronique et à son renouvellement (souvent excessif) plutôt qu’à la consommation de données.

Sur le bassin de vie agenais, les transports 🚗🚛comptent pour 46% de l’émission des gaz à effet de serre contre 32% en France.
Les émissions totales y sont comparables à la moyenne française »

Atmo Nouvelle Aquitaine Ademe Agence Environnement et Maitrise de l’Energie
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LGV : Foncier et écologie étroitement mêlés

Faut-il engager une démarche encadrée pour résoudre les problèmes de foncier engendrés par le projet de future ligne #LGV ?
Telle était la question posée à Sainte-Colombe-en-Bruilhois et à Layrac aux commissions intercommunales d’aménagement foncier de ce jour (Il ne s’agissait pas de parler de l’opportunité du projet)
Réponse affirmative dans les deux cas : si le projet se fait, cette démarche atténuera les impacts négatifs sur les riverains et surtout cela donnera des possibilités de négociations élargies aux agriculteurs.
Dans ce contexte, des questions environnementales se sont imposées dans le débat.

Elles concernaient le déplacement des masses d’eau 💧 dans les sites traversés et ont porté sur :
– Le transfert d’eau des coteaux vers la Garonne,
– La circulations des eaux de ruissellement et le fonctionnement des nappes phréatiques.

Dans tous les cas, il sera nécessaire de modéliser ces déplacements pour mieux comprendre et minimiser l’impact de l’infrastructure sur le milieu naturel et perturber au minimum les exploitations agricoles.

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