Inondations : « cette campagne est un fake »

Le temps des inondations 🌧🌊 n’est pas terminé.

Loin de là.

Tout laisse penser qu’elles reviendront désormais toujours plus souvent, toujours plus fort.

Comment les prévenir ?

A peine en sortons nous péniblement, les raclettes, les seaux et les murs encore humides que les fausses bonnes idées ont vite ressurgi, reprise des dragages et accélération de l’eau en tête.

Et pourtant nous ne manquons pas de spécialistes. Ils nous parlent de ville éponge, de renaturation, de solutions fondées sur la nature, de santé des sols, de zones humides …

Ils nous parlent aussi des effets délétères des remembrement, du désespoir, de solidarité, de maladie et même de santé mentale…

Mais voulons nous les écouter ?

A visionner impérativement :

C politique – Inondations : La France est-elle en danger ?https://www.france.tv/france-5/8173602-inondations_la_france_est_elle_en_danger.html?src_medium=4&src_campaign=inondations_la_france_est_elle_en_danger&src_aff_type=%5Bpartage_pageprogramme%5D

Extrait :

« Cette campagne 🏡 est un fake.

Elle n’a rien à voir avec ce qui se faisait autrefois….

Ce qui est très intéressant c’est que vos bassins versants 🏞, vos unités biologiques elles communiquent.

Si vous faites quelque chose en amont et réciproquement, si vous touchez à la biodiversité 🐝🐌🐞, et bien vous touchez à l’hydrologie 💧, vous touchez au climat 🌦.

Si vous touchez à l’agriculture 🚜, et bien vous touchez forcément à l’alimentation 🍽, donc vous touchez à la démographie 👨‍👩‍👧‍👦, donc vous touchez à la santé et ainsi de suite.

Ces 3 niveaux là, ils correspondent à 3 niveaux différents de collectivités… »

« … Nous avons redesigné nos espaces et nos paysages avec des ingénieries surpuissantes qui servent des intérêts économiques 💶💰colossaux et face à cela il faut que nous acceptions de dire ok !

… cette vie on peut avoir l’impression qu’elle a toujours été comme ça ce n’est pas vrai ça n’a que quelques décennies…

Nous devons accepter de regarder ces espaces et de dire voilà comment faire autrement.

… On parle beaucoup aujourd’hui de ville éponge 🧽 mais lui il préfère dire amphibie c’est à dire redonner une place à l’eau en repensant que l’eau n’est jamais ponctuelle encore une fois l’eau elle s’inscrit dans un cycle qui est un cycle.

… On ne peut jamais gérer l’eau 💧 comme si elle était ponctuellement activable par un robinet ou par une pompe, il faut prendre en compte l’intégralité du cycle et cela on l’a perdu de vue.

… Je ne parle même pas des élus … des élus nationaux 🇨🇵 aussi éloignés de la recherche 🔬🔭 et de la connaissance scientifique que ceux que nous avons aujourd’hui [localement] à tel point même qu’on a des discours publics de méfiance par rapport à la recherche 🤦‍♀️ … !

… On va culpabiliser les uns ou les autres mais comment pouvons-nous nous réapproprier l’eau ? Nous réapproprier culturellement les usages au quotidien, les usages qui sont différents des usages industriels… ? »

Autre émission référence  :

https://www.arte.tv/fr/videos/125544-126-A/28-minutes/?utm_source=android&utm_medium=share&utm_campaign=125544-126-A

Petite revue de presse :

« Le curage des cours d’eau n’est pas une solution contre les inondations » L’hydrologue Yves Tramblay explique pourquoi curages et dragages ne peuvent être le remède miracle aux inondations.
https://www.ouest-france.fr/meteo/inondation/le-curage-des-cours-deau-nest-pas-une-solution-contre-les-inondations-acf459f4-0c20-11f1-b839-4d59eb76df60

Eminent article de Mediapart :
https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/240226/hold-micka-derriere-les-crues-le-deficit-d-adaptation-1?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5

Extraits :
« Avant 2018, nous avions pour objectif principal de faire croître la population sur notre territoire, poursuit le maire. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. L’axe majeur de nos politiques publiques, c’est l’aménagement du territoire. L’urbanisation menée dans les années 1960 et 1970 a rendu nos territoires vulnérables, elle a corseté les cours d’eau et bétonné autour, ce qui a pour effet d’accélérer le courant. Si l’on veut être plus résilients à présent, il faut faire l’inverse : permettre aux cours d’eau de ralentir. »

Avec des méthodes agricoles moins intensives, on aurait pu atténuer le ruissellement des eaux.

Désurbaniser et renaturer les berges, donc, mais aussi replanter des arbres dans les parcelles agricoles et réaménager des méandres là où les cours d’eau ont été transformés en lignes droites : pour que l’eau puisse être absorbée dans les sols et éviter qu’elle ruisselle et inonde, différentes perspectives existent…. »
(Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue)

Ou encore :
« Les chambres d’agriculture de l’Aube et de la Haute-Marne ont révélé que sur des parcelles où était pratiquée une agriculture de conservation des sols [agriculture sans labour – ndlr], les champs qui contenaient 1 à 2 tonnes de vers de terre par hectare pouvaient absorber 160 à 360 millimètres de pluie par heure, explique l’autrice à Mediapart. Là, il est tombé en France sur plus d’une trentaine de jours jusqu’à 400 millimètres d’eau… Avec des méthodes agricoles moins intensives, on aurait pu atténuer le ruissellement des eaux. »


Tout aussi éminent article du Monde sur la problématique des digues et l’irresponsable rejet de cette problématique sur les collectivités locales :https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/02/21/inondations-dans-le-sud-ouest-les-digues-de-la-discorde_6667645_3244.html


Et bien sûr le dernier éditorial de Denis Cheissoux qui nous parle de #Garonne !


https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/co2-mon-amour/co2-mon-amour-du-dimanche-22-fevrier-2026-6779462

Un contrat de progrès porteurs d’espoir pour l’eau

Le Département de Lot-et-Garonne et l’Agence de l’eau Adour-Garonne 💧renouvellent aujourd’hui leur coopération 🤝 en commission permanente sur fond d’inondation généralisée en vallée de Garonne 🌧.
Au delà des collaborations déjà engagées (assainissement collectif et individuel, suivi qualité des milieux aquatiques 🦈, …), de nouveaux chantiers ouverts sur les problématiques des nappes profondes, l’adaptation au changement climatique (alternance sécheresse 🥵et inondations🏞), évolution des pratiques agricoles 👨‍🌾 et industrielles 🏭, désimpermeabilisation, …

Plaisir aussi de valider les subventions d’installation aux jeunes agriculteurs 🚜🐮.

Intervention également concernant la justification des études foncières pour accompagner les mutations nécessaires, s’il se réalise, au projet de nouvelle ligne #LGV 🚅, s’il se réalise…
Il s’agit non seulement de sauvegarder la capacité d’exploiter les propriétés agricoles🌾 à cheval sur le tracé de la ligne 🛤, mais aussi de faire remonter les inquiétudes des paysans et des riverains (inondations, perturbations du réseau hydraulique, impact des vibrations générées par le trafic sur les élevages 🐄🦆🪿🐣…).

Une commission permanente courte mais riche de décisions importantes pour le territoire, y compris pour les aides aux structures et aux  services auprès des personnes âgées 👵🧓. Un dossier 📂 présenté par ma collègue écologiste Annie Messina.

Inondations : lutte ou résilience ?

« Les digues répondent à un problème posé dans un contexte donné.
Celui-ci a changé avec un changement climatique qui entraîne des événements plus importants et plus longs.

Il y a un juste milieu à trouver entre protection (les digues) et résilience (sanctuarisation des zones d’expansion des crues).

Dans tous les cas, un système de compensation passant par une solidarité amont aval s’impose.

On sait construire en zone inondable : les architectes ont des solutions.

La mémoire à très court terme des populations est un problème.

Débit et faible pente font que la Garonne marmandaise est une  zone d’expansion des crues par nature : c’est un territoire à risque important d’inondation.

A propos des digues de lutte contre les inondations : on ne peut pas faire les protections sans traiter le problème de l’information sur le risque.

Si on ne connaît pas ses risques on ne sait pas les gérer »

4eme séminaire Passerelles ce vendredi à Couthures-sur-Garonne à l’initiative de la mairie.
Pour une meilleure connaissance de Garonne et de ses caprices.
Nécessaire et TRES instructif !

#resilience
#LoiMatras #plancommunaldesauvegarde #dicrim #risquesmajeurs #inondations #risque #garonne #prevention #information

« Bias, le camp du mépris » ?

« Pour que les jeunes issus des territoires colonisés puissent prendre part à la nation, il faut qu’ils s’inscrivent dans le roman national.

On est dans un crime de bureau et un abandon d’Etat.

Les femmes font un acte de reconnaissance en transmettant leur Algérie.

On transmet en écrivant l’Histoire.

L’Etat a-t-il infligé des traitements dégradants dans ce que lon appelle les camps de la honte ?
Ce fardeau on en a marre de le porter.

Avec ce film, je veux tendre la main aux morts pour réparer les vivants.

Nous sommes les fondements de la République.

En parlant de libération de la France par les seuls américains, c’est une forme de blanchiment de l’Histoire.

Le 7ème régiment de tirailleurs algériens est l’un des régiments les plus décorés de l’armée française.

87% des enfants de harkis sont en échec scolaire »

Extrait du débat bien utile organisé au cinéma Les Montreurs d’Images à l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives, le 25 septembre 2025, avec une projection du film « Bias, le camp du mépris* ». Un coup de projecteur et des propos éclairants sur un pan de notre histoire commune. Ne pas y voir les retentissements sur notre actualité (discrimination, sentiment de relégation) relève de l’aveuglement.

(*visionnable en replay sur FranceTV)

#histoiredefrance #colonisation #relegation #discrimination #VivreEnsemble #harkis

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