A Grenoble, les Journées d’un été éprouvant

« Maintenant, aidez-nous ! »
« Il faut faire monter la pression pour que cette loi [de soutien aux pompiers] soit votée ! »Standing ovation pour nos pompiers lors de cette réunion plénière des Journées d’Eté des Ecologistes à Grenoble en présence de l’intersyndicale des sapeurs pompiers et Sandra Regol, députée Ecologistes du Bas-Rhin.


Rencontre aussi avec nos collègues élu.e.s des autres villes et départements.
Un point utile sur nos mandats, nos projets et les problématiques auxquelles nous sommes confrontés dans nos territoires.
Parmi tous les autres thèmes abordés dans les ateliers, j’ai pu assister notamment à :

Les territoires méprisés de la République.

Avec notamment Léon Thébault-Maviel, maire écologiste d’une petite commune de l’Aveyron.
Ruralités, quartiers populaires, outre-mers :
témoignages d’élus et d’associatifs agissant contre les fractures territoriales, l’accès limité à l’emploi, les inégalités devant les mobilités [impossibilité de vivre sans la voiture 🚗 individuelle], la rupture du parcours de formation, les opportunités d’accès réduits aux études supérieures.
« En Aveyron, si on n’a pas de voiture. On ne peut même pas aller prendre le train ! »
« Faisons de nos territoires ruraux les lieux d’expérimentation ! »


Se loger dignement : faire du logement un droit effectif pour toutes et tous.
« L’espérance de vie dans la rue, c’est 49 ans ».
Evocation des zones de campement pour sans abris, des maraudes canicules, des animaux des sans abris, des zones de refuge climatique pour gens du voyage,

Israël / Palestine : agir dans un contexte de violation des droits humains.
L’application du droit international interroge.
Autres questionnement posés sur les possibilités d’action à partir de la France :
– Le boycott des entreprises qui participent à l’économie des colonies israélienne,
– L’arrêt des ventes d’armes à Israël,
– La suspension ou le jumelage des collectivités avec les villes israéliennes dirigées par des maires pro-colonnisation.
En présence de représentants du collectif BDS France

La fiscalité : levier ďégalité et de bifurcation écologique.
En présence d’Eva Sas, députée Ecologiste de Paris.
Une fiscalit à repenser !
Un atelier pouvant paraître d’un abord assez peu engageant mais au final particulièrement riche et concret.
Parmi les freins :
Les gros investissements nécessaires,
La structure des marchés et l’amortissements des investissements.
Les solutions :
Planifier (fixer des objectifs, des indicateurs, des feuilles de route, … avec les moyens en face)
Utiliser le prix comme un signal (en agissant par exemple par le biais de subventions, …)
Agir que les règles comptables (limiter les bénéfices toxiques)
Determiner des indicateurs de conformité réglementaire,
Encadrer les marchés (sortir de l’offre les produits les plus néfastes)
Créer un business modèle vertueux quitte à mettre en oeuvre des solutions contraignantes (ex : contrôle technique, dépollution … : n’existe pas sans réglementation !)
Limiter les possibilités d’accumulation du capital,
S’écarter d’un modèle qui épuise les ressources et concentre les richesses,
Mettre en place une TVA écologique : taux forts sur les produits néfastes pour le climat.
Imposer plus les multinationales (passer de 1 à 2%,Verdir le crédit impôt recherche,Supprimer les crédits d’impôts pour les entreprises localisées dans les paradis fiscaux,
Limiter la taxation de transmission des entreprises vertueuses (ex Biocoop) …

Des Journées d’été des Ecologistes fourmillant toujours autant d’idées 💡, de solutions 💪 et de réflexions 🧠.
Remarquable intervention à l’ouverture de cette année présidentielle de Marine Tondelier qui évoque … le Duc d’Aiguillon #lotetgaronne !

(A la minute 9 environ 😉) :

https://youtu.be/H7LEx5IPNZQ?si=PEGj6nCaYFdFikzx

« Cet été nos forêts brûlent, comme les châteaux cette année là… »

#JDE2026 #collegues #militant Les Écologistes Lot-et-Garonne #aiguillon #ecologie #fiscalite #partage #expériences #terrain

Non au désarmement des politiques de l’eau !

Retour sur la session extraordinaire du 6 mars liée à la crise climatique 💧🌧 et environnementale majeure liées aux récentes #inondations.

Nous remercions collectivement les services publics et les bénévoles qui se sont mobilisés pour venir au secours des sinistrés. Pompiers du SDIS 47, gendarmes, forces armées mais aussi collectivités, simples citoyens et bénévoles, ils se sont mobilisés pour servir notre territoire.

Témoignage ému et applaudi du colonel directeur du SDIS évoquant l’engagement et la forte cohésion sur le terrain.

Nous sommes aussi réunis pour adopter les mesures d’urgence indispensables pour soutenir les sinistrés des toutes récentes inondations. En particulier les agriculteurs.

Indispensables (et je remercie les collègues et les techniciens qui y ont travaillé avec une efficacité remarquable), ces mesures n’ont d’utilité que si, en parallèle, nous nous mettons en capacité d’agir sur le long terme.

Car les inondations, (si vous ne l’avez pas remarqué …) c’est avant tout certes un phénomène naturel, mais aussi un problème de gestion de l’eau pour lequel nous avons des responsabilités.

Car les inondations, elle sont liées à la capacité des bassins versants d’absorber l’eau là où elle tombe. Cette capacité, elle dépend aussi de nous, elle dépend des politiques dont nous sommes responsables.

Elle dépend de ceux qui donnent les autorisations d’urbanisme et contribuent quoi qu’ils en disent à l’artificialisation des sols.

Elle dépend de ceux qui se plient ou non à appliquer de façon éclairée le Zéro artificialisation nette (ZAN),

Elle dépend des élus qui demain engageront ou non des politiques ambitieuses pour limiter les rejets d’eau pluviale dans la nature (noues végétalisées, ville éponge, renforcement de la végétalisation y compris pour son bénéfice climatique).

Elle dépend de ceux qui encourageront ou non des agricultures capables de capter l’humidité et de contenir la pluie au maximum dans les sols, avant qu’elle ne se précipite vers nappes ou les rivières, qui en hiver sont très vite saturées et qui vont, en débordant, provoquer des inondations.

Ce travail, au niveau départemental, nous y sommes engagés.

Nous y sommes engagés par notre participation régulière au Comité de bassin Adour Garonne, et notre financement de structures comme le SMBL-Syndicat mixte du bassin du Lot, le SAGE Nestes et Rivières de Gascogne (porté par le Département du Gers et qui concerne tout le sud de notre département), le SAGE du Ciron, le SAGE de la vallée de Dropt, l’Etablissement public Garonne et affluents pyrénéens.

Nous y sommes engagés par le financement des associations qui travaillent et informent sur le sujet : ACMG, Cluster Eau et Climat, Arbres et paysages 32 (replantation de haies) … et nous venons de voter lors de la dernière CP le nouveau Contrat de progrès pour mettre en commun des moyens avec l’Agence de l’Eau).

Nous y sommes engagés mais nous ne sommes pas aidés par un gouvernement irresponsable qui, pour calmer la colère agricole, a décidé de désarmer les politiques locales pour lui brandir les politiques de l’eau comme bouc émissaire.

Je parle de du #PremierMinistre Sébastien Lecornu qui, le 13 janvier dernier, pour calmer la colère agricole, a annoncé un moratoire sur les décisions locales relatives à la politique de l’eau. En clair : stopper et mettre un coup de frein aux travaux de discussion, de collaboration et de mise en synergie des différents acteurs engagés dans les stratégies de partage de l’eau.

Le 6 février ce ne sont pas moins de 5 présidents de comité de bassin, dont Alain Rousset pour le comité de bassin Adour Garonne, qui ont pris la parole, s’insurgeant contre ce désarmement.

S’en sont suivies quelques jours après, ironie du sort, les inondations qui font que nous sommes aujourd’hui réunis pour panser les plaies des plus affectés avec les moyens qui sont les nôtres.

S’en sont suivies les déclarations irresponsables en Gironde de la ministre de l’écologie Mme Barbut, désengageant l’Etat et renvoyant aux EPCI la responsabilité de financer la réparation et l’entretien des digues avec la fiscalité qu’elles peuvent désormais imposer à leurs contribuables via la taxe GEMAPI, notoirement insuffisante pour résoudre ces problèmes.

Cette attitude incompréhensible du gouvernement doit être dénoncée et on attend de nos parlementaires qu’ils s’emparent du sujet. Le sénateur Gillé de Gironde y travaille. Il est très engagé sur les travaux du SAGE Garonne et a été président comme notre collègue Jacques Bilirit du SMEAG.

A notre tour, il est de notre responsabilité d’être les plus engagés possibles dans les démarches collectives pour être au niveau des attentes de nos territoires.
Mais nous ne pourrons pas le faire seuls et aurons besoins de tous les partenaires concernés : usagers du quotidien, industriels et agriculteurs réunis dans des instances en capacité, et pas désarmées par leur tutelle.

Ma prise de parole sur le site du Département à 1h32’50’’

https://www.lotetgaronne.fr/medias/session-extraordinaire-liee-a-la-crise-climatique-et-environnementale

Ma revue de presse sur le sujet :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/08/le-gouvernement-lecornu-actionne-tous-les-leviers-pour-empecher-les-collectivites-de-proteger-leur-eau-au-risque-de-pietiner-l-etat-de-droit_6669941_3232.html

https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/gestion-de-leau-les-comites-de-bassin-se-rebiffent-contre-la-reprise-en-main-de-letat-20260206_TTS3UHKGT5ENDKRWO2MLFVB36Q/

https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/loi-durgence-agricole-lecornu-repond-a-la-revendication-de-la-fnsea-20260113_QL2BZBYM65H5NF7GMTZY55DM6Y/?poppConnect=true&redirected=5725

Mes principales publications sur mon blog http://www.paulvovan.com

#eau #inondations #CriseClimatique #politiquedeleau #territoires #agriculture #industrie #eaupotable #gouvernement

Faire vivre l’Europe en Lot-et-Garonne

Assemblée générale de la Maison de l’Europe ce vendredi 🇪🇺
Sa mission consiste à promouvoir l’Europe, faire la promotion d’une fédération d’intérêts convergents 🤜🤛🏻. Cours de langues 🇮🇹🇪🇦🇬🇧🇩🇪, apéro-langue, promotion de la mobilité intra-européenne (#erasmus)… elle porte une diversité impressionnante d’actions ( http://www.maisoneurope47.eu ).
Elle permet au grand public de ne pas oublier les enjeux d’indépendance et de souveraineté du « vieux continent » 🇪🇺, particulièrement remise en cause ces derniers temps, y compris par certains états avec lesquels la confiance régnait… jusqu’à il y a quelques mois.

Nous avons pu évoquer les missions réalisées en partenariat avec le Lot-et-Garonne, le Département et notamment les parcours citoyenneté 🗳 suivi par les collégiens, portant sur les priorités éducatives🎓, environnementales 🌍, sportives 🏃‍♀️🏊‍♂️et culturelles.

Le Conseil départemental entend poursuivre son soutien et accompagner cette association indispensable dans les projets qu’elle mène pour les générations à venir.

L’Europe est certes plurielle,  mais elle est indivisible.

Agropole sujet central de la session au Département

« Ne déplaçons pas la responsabilité de la situation financière : Nous sommes la collectivité qui va au plus près des lot-et-garonnais malgré la suppression de notre autonomie fiscale imposée par l’Etat »

Session au Conseil Départemental ce vendredi avec toujours le soutien appuyé au monde associatif, la poursuite du plan routes et #déplacements du quotidien (PRDQ), l’équipement des collèges mais aussi la confirmation de mesures de prévention au bénéfice de tous.
Ainsi, parmi les nombreux rapports adoptés, celui peut être passé inaperçu pour certains rendant compte des résultats très encourageants (mais toujours insuffisants) de la campagne de vaccination contre le #papillomavirus.

On retiendra que l’adoption de la nouvelle feuille de route d’ Agropole a été votée à l’unanimité des voies exprimées.
A part l’ Agglomération d’Agen qui doit le faire dans quelques jours, la Région Nouvelle-Aquitaine  et les intercommunalités appelées à participer à la gouvernance ont toutes délibéré positivement ( Val de Garonne Agglomération , Communauté d’Agglomération du Grand Villeneuvois, Communauté de Communes du Confluent et des Coteaux de Prayssas ).

Une nouvelle étape très attendue par toutes ces collectivités qui pourront ainsi prendre part au destin et profiter le l’excellence de cette locomotive de l’économie lot-et-garonnaise dont j’ai l’honneur de présider l’actuelle association délégatrice principale du Département appelée à se transformer en Groupement d’intérêt public (GIP).

On retiendra enfin la citation de notre collègue Christian Delbrel, en introduction de la session, s’insurgeant contre les poussées de violences urbaines lors de la fête de la musique et évoquant aussi un contexte international des plus sidérants :

« Dans une guerre, la première victime est toujours la vérité »

(Philip Snowden : « Truth, » it has been said, « is the first casualty of war. »)

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