« Le ver de terre est le meilleur allié du militaire », ou la résilience alimentaire en question

Nos territoires sont-ils capables de garantir de quoi nourrir 🍽🥕🍊 leurs habitants en cas de crise majeure et de rupture des chaînes d’approvisionnement 🚛 ?
C’est le thème abordé par Stéphane Linou au coeur de cet été à Agropole.


Thème singulier et pourtant vital traité en introduction d’une convention de coopération entre acteurs clés de l’économie et de la résilience de notre territoire : Préfet de Lot-et-Garonne , CCI Lot et Garonne, la Chambre d’agriculture de Lot-et-Garonne, 48e régiment de Transmissions à l’initiative de l’institut des Hautes Etudes de la Défense nationale (IHEDN).
Intervention également de spécialistes de l’alimentation dont Justine Perrotte (Invenio), des produits locaux dont l’éminent cuisinier Michel Dussau, et de spécialistes de la logistique y compris militaire.

Entendu lors de cette conférence :

« Ça fait soixante ans que l’homme occidental ne se soucie plus de pouvoir manger ou non.
Il ne se questionne plus ni sur le « comment ? », ni sur le « jusqu’à quand ? ».

Avant :
L’abondance c’était l’exception…
La règle c’était la pénurie !

A partir du moment où le coût du transpprt est devenu marginal, les territoires se spécialisent sur les productions locales phares, … et nos territoires ont perdu leur autonomie !
Ça se traduit par le fait que :
98 % des denrées proviennent d’ailleurs et 97 % des denrées produites partent vers l’extérieur de leur territoires de production.

« Chaque citoyen est coproduction de sécurité collective »
(Loi de 2004 sur la protection des populations).

Approvisionnement alimentaire et politique représentent le plus vieux couple du monde.
…. et constitue la base de la sécurité publique.

Aujourd’hui :
La question alimentaire est inconnue des documents de planification territoriale : production et consommation ne sont pas territorialisées.

L’absence de stock stratégique d’Etat et l’intolérance à la frustration font qu’il y aura des conflits.

Production, transformation et distribution  sont les maillons qui ont fondu d’une chaîne vitale.

Préserver l’outil de production est indispensable pour des raisons de sécurité : il s’agit prévenir les troubles l’ordre public.

La nourriture et la défense ne peuvent pas être couverts par les mêmes règles de marché public (accès libre et non faussé aux marchés)… pour des raisons de sécurité nationale.

L’économie néo libérale est un contre-sens de la sécurité des territoires (exemple : la déstabilisation engendrée par le
Mercosur)

La question des stocks est centrale, comme la dé-spécialisation des territoires est une priorité ! « 

Et pour finir : « Le ver de terre est le meilleur allié du militaire, car il soulage ses arrières »

OK ! … il vous faut les clés pour mieux comprendre 😉 :

https://lebouquinfrancais.fr/livre-1711334-resilience-alimentaire-et-securite-nationale-oser-le-sujet-le-lier-a-celui-de-l-effondrement-9782491168025.html

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