Expo universelle Osaka 2025 : l’Allemagne, l’Espagne et le Japon dans le coup. La France hors sujet.

Osaka : incontournable rendez-vous des visiteurs étrangers cette année avec l’exposition universelle qui s’y déroule pour la deuxième fois, la première, c’était en 1970. 
Comme toujours, des petites pépites architecturales pour ravir les yeux des curieux … et des professionnels.
Certains diront qu’une telle exposition n’a plus lieu d’être compte tenu de la débauche d’énergie et de travaux périssables qu’elle engendre.
Il semble d’ailleurs que seulement 12,5% des pavillons seront réutilisés contre 25% habituellement.
Débat justifié, d’autant plus que le thème (un peu bateau) de cette année est « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain » ; on s’attend donc forcément à moultes pavillons axés sur la préservation de la planète.
Certainement le plus à la hauteur de ce thème : celui de l’Allemagne, présentant une démarche globale où la ville est au centre de toutes les attention, avec de nombreuses présentations de projets vertueux ville par ville et une attention particulière sur l’économie circulaire.
Très beau et explicite également, celui de l’Espagne qui prend la mer comme axe d’exploration.
Original, celui de la Serbie qui choisit le jeu comme vecteur de compréhension du monde d’hier et de demain.
Quant à la France : énorme déception !
Malheureusement assez fidèle à l’air du temps, notre pays a (encore) choisi de mettre en avant son industrie du luxe (rien à voir avec le thème de l’expo !), misant sur les clichés pour lesquels les asiatiques nous connaissent déjà.  N’aurait-il que ça à montrer ?
Heureusement le Japon a mis la barre haute avec un pavillon centré sur la science dont les biotechnologies au service de la limitation de l’impact des humains sur la nature, en particulier sur le traitement de l’eau et l’utilisation des algues tous azimuts.

#innovation #planete #expositionuniverselle #osaka2025

La magie de Tokyo opère

Suivre le parcours de nos enfants nous amène parfois loin de nos repères.
Découverte depuis quelques jours du Japon, pays qui interroge par excellence.
Pour les étudiants en architecture que nous étions, c’était le mythe de la réinterprétation des codes occidentaux avec en plus le mystère de la juste intégration des valeurs culturelles locales qui nous captivait.
Tadao Ando, Fumihiko Maki, Kenzo Tange, Kengo Kuma, Shigeru Ban … ils sont tous au rendez-vous.
Les autres ne sont pas de reste, s’illustrant en redoublant de prouesses (impressionnantes !) pour les marques de luxe notamment françaises.
Exercices techniques et plastiques absolument bluffants mais bon. Voilà.

Incursion au cœur de Ginza, un des multiples  pôles (cette ville est vraiment énorme !) tokyoïte d’accumulation de toute cette énergie concentrée et visite inattendue dans le temple du plus grand fabriquant d’instruments de musique.
La magie de Tokyo opère.

Autre sentiment frappant : ce soin extrême, certes légendaire, apporté au végétal, même (surtout ?) au milieu du béton.
La découverte ne fait que commencer…

#culturejaponaise

« Ça monte partout dans le monde »


« Les gens se rendent compte que le système n’est plus fait pour eux et se préparent à le bousculer »

« Il y a actuellement une conscience écologique bien plus forte qu’on ne le croit. »

« Il y a partout des alternatives,  des façons de vivre autrement, une vigueur et une énergie qui est présente partout, et qui n’est pas montrée par les médias dominants ou dominés par le capital »

« Nous sommes dans état tellement dégradé de la démocratie qu’il nous permet de poser la question de savoir si nous ne sommes pas passés dans ce régime oligarchique où un petit nombre de personnes décide du sort de tous sur les questions fondamentales. »

Parole donnée à Hervé Kempf, ancien journaliste du Monde, auteur il y a 18 ans de « Comment les riches ravagent la planète », venu il y a une dizaine d’année présenter son journal en ligne Reporterre, le média de l’écologie à Agen au cours d’une conférence captivante, et qui prend ces jours-ci une retraite qu’on imagine difficilement inactive.
Un oeil vif, une plume dure, inflexible mais exigente qui a aiguisé et titillé les opinions de générations entière de lecteurs attentifs aux questions liées à l’écologie.

Je note à propos du nucléaire :

« J’ai pris conscience seulement il y a quinze ou vingt ans  qu’il y a la possibilité dans notre pays qu’un accident nucléaire survienne et qu’il aurait des conséquences dramatiques ».

« Comme la majorité de la presse est baignée de pro-nucléaires, nous donnons la place à des articles critiques sur le nucléaires, dès lors que l’information est sérieuse. En revanche, nous faisons toujours un travail contradictoire. Par exemple : il n’y a pas un de nos articles où on n’appelle pas EDF, l’ARSN, Orano. Et d’ailleurs comme ils savent que nous faisons un travail sérieux et que nous leur donnons la parole, ils nous répondent ».

A propos de l’instant actuel « dominé par la menace de l’extrême droite nous entraînant vers un monde, policier, chaotique : ou le changement climatique et la dégradation écologique prendra encore plus d’ampleur et donc [engendrera plus] de souffrance, ou nous parvenons à renverser [cet état de fait] »

Enfin :

« Ce qui fait mal à la société c’est la solitude des gens.
Faisons de la joie et du collectif, et la société ira mieux ».

A écouter sans modération 😉

#PresseLibre #ecologie #libertedelapresse

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/l-invite-au-carre-1250965

« Avec de la publicité, n’importe quel guignol peut être élu »


… et tout de suite quelques visages tristement d’actualité nous apparaissent.
On se croyait protégé par les rappels réguliers de nos historiens. Pourtant, jour après jour, la menace revient et s’approche toujours plus forte.
Pensée aujourd’hui pour nos amis allemands eux aussi touchés, pour certains et de plus en plus nombreux, par une amnésie des plus inquiétante et qui votent aujourd’hui pour leurs parlementaires.
Au moment où les remparts de la démocratie et de l’Etat de droit vacillent et s’apprêtent parfois à tomber, balayés du revers de la main par un fascisme décomplexé, La fabrique du mensonge nous interpelle et nous alerte.

J’ajouterai juste :

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire »

Albert Einstein


(Encore projeté toute cette semaine au cinéma Les Montreurs d’Images )

#Fascism #propagande #actualite

Coquillages et crustacés pour tous !

L’ #EffetBahamas à Les Montreurs d’Images ce jeudi soir. Question posée : pourquoi jette t’on l’opprobre sur les chômeurs ?
Pourquoi cherche t’on toujours à culpabiliser les plus fragiles ?
Comment peut-on se protéger collectivement de cette façon de faire de notre travail un objet ?

« L’idée que celui qui accepte un contrat précaire soit moins indemnisé que celui qui obtient un contrat plus stable tout en le culpabilisant est la plus grande illusion qu’ait pu produire notre société »
Et c’est bien celle que porte la loi de 2021.
Dixit l’avocat au Conseil d’Etat interrogé en fin du documentaire.
Et de conclure :
« Il n’y a que les idées qui tuent »

Lors des questions/réponses à la réalisatrice Hélène Crouzillat :
« Nous sommes dans un mouvement de déshumanisation dans une société où l’on ne veut plus d’humain mais des robots.

Le fait d’attaquer les plus faibles à commencer par les migrant, puis les chômeurs et bientôt l’intégrité des fonctionnaires n’est qu’un palier, on va vers une mise en camp généralisée ».

Tiens-tiens, ça me rappelle quelque-chose…

#UltraLiberalisme Pôle Emploi #chomage

« Eviter, réduire, compenser » ?

« 60% de la biodiversité est dans les sols ! »

« Il est souvent trop tard pour penser à l’environnement au moment où on dépose un permis de construire ! »

Formation pour élus et acteurs du territoire par l’agence régionale de la biodiversité (ARB). Méthodes de travail et surtout de sensibilisation aux enjeux environnementaux à prendre en compte au moment de la réflexion pour des projets d’aménagement ou de construction.

Détail de la séquence « Eviter, réduire, compenser », dite ERC visant à minimiser l’impact d’un projet sur la nature avec la démarche d’évaluation environnementale

Insistance surtout sur la nécessité de conduire des démarches de planification intégrant des exigences environnementales adaptées (PLU – Plan local d’urbanisme, SCOT – schémas de cohérence territoriale).

Plus concrètement, présentation du travail de terrain remarquable réalisé par les élus de Saint-Médard-en-Jalles qui n’ont pas hésité à intégrer la préservation des zones humides et des espèces présentes sur site dans la réalisation de leurs projets communaux (tribune de sport, maison de la petite enfance, …) en veillant à restaurer ou recréer des habitats pour les espèces découvertes sur place (chiroptères, hirondelles, …).

Enfin, appel à la participation citoyenne pour le relevé et la défense des espèces qui font la richesse de leur environnement, possible grâce aux actions de l’ Office français de la biodiversité

… et une information bien utile sur des sites riches d’information du plus haut intérêt :

https://observatoire-fauna.fr : observatoire de la faune sauvage

https://obv-na.fr/ : Observatoire de la biodiversité végétale de Nouvelle-Aquitaine

https://www.sigena.fr/accueil : trésor de ressources cartographiques

https://observatoire-risques-nouvelle-aquitaine.fr/ : observatoire des risques naturels

Voir aussi :

#impact#biodiversite#Planification

Vers un troisième âge nucléaire ?

« La menace nucléaire incite les adversaires à la modération tout en les rapprochant du bord du gouffre ».

Vers un nouvel âge nucléaire ?
C’est le thème de la table ronde organisée par lnstitut de recherche stratégique de l’école militaire (IRSEM) à Bordeaux ce mercredi 5 février.
En résumé :
« Utilisation répétée de la menace russe dans le cadre de sa conquête territoriale en Ukraine, outils de contrôle de l’armement en crise, remontée des tensions internationales, recours massif aux attaques cyber, déploiement des systèmes anti-missiles, …
:  autant d’éléments qui engendrent un nouveau contexte après la guerre froide, et « l’après guerre froide ».
D’où la question sur la réalité d’un troisième âge nucléaire.
Une donnée importante : l’objectif d’une attaque nucléaire ne peut être qu’une opération désarmante en totalité, les risques de représailles de la menace adverse étant énormes en retour.

Dissuasion = induire de la modération dans le comportement d’un pays hostile.

La Russie aurait envisagé de 1990 à 2010 un emploi préventif de la menace nucléaire dans un contexte d’affaiblissement de ses forces conventionnelles : la dissuasion s’étend alors potentiellement aux guerres conventionnelles, le seuil d’attaque devenant de ce fait abaissé. En 2010, le seuil est relevé, l’armée russe étant mieux équipée »
(Adrien Shu)

« La Russie a abusé de la rhétorique nucléaire dans le conflit ukrainien.

La menace nucléaire y a été agitée de façon proactive, agressive, mais excessive, dans une visée de contournement de l’engagement de longue durée. Son but : tétaniser l’Ukraine et l’OTAN pour provoquer la disloquation de l’Occident.
En ce sens elle a échoué… mais elle a appris de ses erreurs.

A noter un nouveau principe en vigueur : il ne faut pas que le chef de l’Etat s’implique directement s’il ne peut aller au bout de ses annonces ».
(Dimitri Minic)

« La guerre en Ukraine est elle une crise nucléaire ?
La crise nucléaire se définit par une augmentation relative de l’incertitude de ce risque, dans son lien avec la perception qu’en ont les acteurs en présence ».
(Maïlys Mangin)

Je n’ai pas pu assister aux questions-réponses, mais une question était certainement dans toutes les têtes : quid de la position des US et de leur respect ou non de l’article 5 non de l’article 5 du traité fondateur de l’OTAN au regard de la versatilité de son nouveau président ?

(« … L’article 5 stipule que si un pays de l’OTAN est victime d’une attaque armée, chaque membre de l’Alliance considérera cet acte de violence comme une attaque armée dirigée contre l’ensemble des membres et prendra les mesures qu’il jugera nécessaires pour venir en aide au pays attaqué. …  » Cf. www.nato.int )

#dissuasion #nucleaire #Nuclearweapon
#MINARM NATO

La liberté selon Joseph Stigliz

« Tous les bénéfices de la croissance de ces trente dernières années sont allés aux plus riches »
« La politique climatique c’est la liberté ! La liberté de vivre ! »
« Le bien-être d’un pays ne se mesure pas uniquement à son PIB »
« Nous ne sommes pas en mesure de financer les investissements dans les technologies, les infrastructures et l’éducation dont nous avons besoin. Pour quoi ? Pour réduire des impôts des américains les plus riches ! »
Et en France ? 🤔
Lumineuse intervention cette semaine de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, présentant son nouveau livre « Les routes de la liberté ».
Et non moins lumineuse citation :
« Donner la liberté aux loups, c’est souvent vouer les agneaux à la mort »
Isaiah Berlin

#liberte #economie Joseph E. Stiglitz #nobel

Lien vers la vidéo

Demande à Alma au théâtre Ducourneau

Création de la pièce originale « demande à Alma » ce jeudi soir à Ducourneau par le Groupe Anamorphose .
Un sujet (les cités) motivé par la crise sociale, la concentration de la population, les clichés, la récupération par l’extrême droite.
« L’expression d’une réalité plus complexe et plus riche que ce qu’en disent les politiques et les médias »
Echanges en bords de scène au cours duquel Laurent Rogero et Pélagie Papillon insistent sur la ressource réellement humaine, la solidarité riche rencontrée au cœur des cités pour les besoins de l’écriture, bien moins triste que ce qu’on imagine.
Volonté aussi de faire vivre cette image en évitant tout réalisme et toute identification par une mise en scène mettant au centre du décor une marionnette qui permet la distance, « de ne pas coller trop au réel ».
« Un hommage à tous ces vieux immigrés qui ont toujours rêvé de rentrer au pays et qui ne le feront jamais, la démonstration d’une richesse qui ne s’exprime pas ».

#theatre#CITES#creation

Un dessinateur inoubliable

u moment où ces indécrottables combattants de la bêtise humaine se rappellent douloureusement à notre mémoire, ces entretiens nous révèlent toute l’humanité de ce dessinateur hors pair, toute sa pertinence, sa grande lucidité, son humour, bref : son immense talent.

A écouter pour le plaisir et le souvenir.

Lien vers la série

#JeSuisCharlie

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