La vie quotidienne au Japon semble baignée de petits rituels où la recherche de relations apaisées semble dominer.
Partout, le principe qui paraît reigner est de ne pas gêner son entourage, ne pas forcer le contact.
Fumer dans l’espace public est interdit (des espaces sont réservés à cet effet).
Les vélos sont simplement posés devant les maisons et les immeubles parfois sans avoir été cadenassés.
Parler fort et s’étaler est proscrit et se repère de suite tant ce comportement n’existe pas.
Pourtant, aucun regard désapprobateur n’est à craindre (mais on peut supposer que les autochtones n’en pensent pas moins …).
Seuls les touristes détonnent parfois.
La fréquentation des transports en communs est caractéristique de cet aspect du climat social : discipline et respect des distances y sont particulièrement codés.
Des files d’attente bien alignées pour entrer dans le métro aux sas toujours ouverts ne se fermant qu’en cas d’infraction (le contraire de chez nous !) en passant par les escaliers où marcher du mauvais côté fait de suite tache, un ordre qui ne se dit pas s’impose et un personnel discret et serviable est d’une tenue impeccable.
Prendre le train est aussi particulièrement agréable : toujours à l’heure avec pourtant des cadences rapides, le fameux Shinkansen, toujours propre et confortable, relie les pôles économiques avec célérité et grande efficacité.
Ici aussi le personnel est impressionnant, saluant à chaque entrée et sortie de wagon !
Se déplacer en ville ne tolère pas plus d’écarts : le respect des feux pour les piétons est incontournable.
Peut-être une nécessité dans un pays où la densité est trois fois celle de la France ?
Cette façon de vivre respectueuse (peut-être trop ?) constatée en ville est pourtant aussi celle des campagnes où l’austérité extérieure de certaines auberges contraste avec la préciosité et la minutie avec laquelle les plats sont préparés. L’agriculture existe même si là aussi elle peine (la moyenne d’âge des agriculteurs serait de 65 ans !).
On observe d’ailleurs partout que nombre de personnes âgées occupent de petits emplois (certainement dû à une couverture sociale réputée peu protectrice). Ceci est manifeste dans l’espace public où, encore un contraste avec notre pays peu mobilisé sur cette question, la sécurité des chantiers et de leurs interactions avec passants ne tolère aucune approximation. La garde des sites de travaux est assurée à grand renforts de personnels dont l’autorité ne supporte aucune contestation.
Il en est de même pour une multitude de taches qui chez nous sont sous tension, de l’entretien des espaces publics au service dans les restaurants.
Que penser de cet état de fait ?
Acceptation et maintien d’une visibilité des seniors dans l’activité économique ?
… ou avatar d’une société conservatrice à outrance qui malmène et exploite la personne jusqu’au bout de ses possibilités ?
#culturejaponaise



















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