« La menace nucléaire incite les adversaires à la modération tout en les rapprochant du bord du gouffre ».
Vers un nouvel âge nucléaire ?
C’est le thème de la table ronde organisée par lnstitut de recherche stratégique de l’école militaire (IRSEM) à Bordeaux ce mercredi 5 février.
En résumé :
« Utilisation répétée de la menace russe dans le cadre de sa conquête territoriale en Ukraine, outils de contrôle de l’armement en crise, remontée des tensions internationales, recours massif aux attaques cyber, déploiement des systèmes anti-missiles, …
: autant d’éléments qui engendrent un nouveau contexte après la guerre froide, et « l’après guerre froide ».
D’où la question sur la réalité d’un troisième âge nucléaire.
Une donnée importante : l’objectif d’une attaque nucléaire ne peut être qu’une opération désarmante en totalité, les risques de représailles de la menace adverse étant énormes en retour.
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Dissuasion = induire de la modération dans le comportement d’un pays hostile.
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La Russie aurait envisagé de 1990 à 2010 un emploi préventif de la menace nucléaire dans un contexte d’affaiblissement de ses forces conventionnelles : la dissuasion s’étend alors potentiellement aux guerres conventionnelles, le seuil d’attaque devenant de ce fait abaissé. En 2010, le seuil est relevé, l’armée russe étant mieux équipée »
(Adrien Shu)
« La Russie a abusé de la rhétorique nucléaire dans le conflit ukrainien.
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La menace nucléaire y a été agitée de façon proactive, agressive, mais excessive, dans une visée de contournement de l’engagement de longue durée. Son but : tétaniser l’Ukraine et l’OTAN pour provoquer la disloquation de l’Occident.
En ce sens elle a échoué… mais elle a appris de ses erreurs.
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A noter un nouveau principe en vigueur : il ne faut pas que le chef de l’Etat s’implique directement s’il ne peut aller au bout de ses annonces ».
(Dimitri Minic)
« La guerre en Ukraine est elle une crise nucléaire ?
La crise nucléaire se définit par une augmentation relative de l’incertitude de ce risque, dans son lien avec la perception qu’en ont les acteurs en présence ».
(Maïlys Mangin)
Je n’ai pas pu assister aux questions-réponses, mais une question était certainement dans toutes les têtes : quid de la position des US et de leur respect ou non de l’article 5 non de l’article 5 du traité fondateur de l’OTAN au regard de la versatilité de son nouveau président ?
(« … L’article 5 stipule que si un pays de l’OTAN est victime d’une attaque armée, chaque membre de l’Alliance considérera cet acte de violence comme une attaque armée dirigée contre l’ensemble des membres et prendra les mesures qu’il jugera nécessaires pour venir en aide au pays attaqué. … » Cf. www.nato.int )
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